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L’exposition chronique de souris à des nanoparticules de titane ou de silice par l’eau de boisson entraîne une amylose rénale

Authors
Journal
Néphrologie & Thérapeutique
1769-7255
Publisher
Elsevier
Identifiers
DOI: 10.1016/j.nephro.2014.07.263
Disciplines
  • Biology

Abstract

Introduction Les nanoparticules sont utilisées dans de nombreux produits manufacturés, notamment alimentaires. Les effets sur la santé d’une exposition prolongée ne sont pas connus. Patients et méthodes Des souris sauvages de la lignée C57BL6 exprimant ou non l’α-synucléine (protéine essentiellement neuronale participant aux dépôts amyloïdes) ont été exposées pendant 18 mois à de l’eau de boisson contenant 30 ug/mL de nanoparticules de titane (NP-TiO2) ou de silice (NP-SiO2). Les NP sont dispersées dans une solution 0,05 % w/v BSA-H2O, pH 7 et subissent 3 sonications de 24min, 20 % d’amplitude à 500W. Les souris contrôles de même lignée étaient appariées en âge. Les organes d’intérêt ont été examinés. Nous rapportons les résultats histologiques rénaux. Les coupes sont fixées en formol 10 %, incluses en résine, examinées avec HE, PAS, trichrome, argentation ou congelées pour colorations complémentaires. Résultats Nous avons découvert des dépôts amorphes PAS-négatifs confirmés comme de l’amylose par les colorations Rouge Congo, Cristal Violet et Thioflavine. Ces dépôts étaient présents chez les souris exprimant l’α-synucléine exposées aux NP-TiO2, (5/6), ainsi qu’aux NP-SiO2 (3/5). Dans les reins des souris exposées qui n’expriment pas l’α-synucléine, les cas d’amylose furent moins fréquents (1/3 avec NP-TIO2 et 1/5 avec NP-SIO2). Aucune anomalie morphologique n’a été notée sur les souris témoins C57Bl6 non exposées aux NP (0/7). L’amylose est associée à un aspect vacuolaire des tubules et la présence d’infiltrats lymphoïdes interstitiels. La caractérisation du type de l’amylose est en cours. L’analyse en cours par ICPMS devrait permettre de quantifier la présence de titane dans les reins. Discussion et conclusion L’exposition alimentaire chronique aux nanoparticules de titane ou de silice entraîne l’apparition d’une amylose rénale chez la souris, soulevant un possible risque de santé pour l’homme.

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