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Canadian Communists, Revolutionary Unionism, and the “Third Period”: The Workers’ Unity League, 1929-1935

Authors
Journal
Journal of the Canadian Historical Association
0847-4478
Publisher
Consortium Erudit
Publication Date
Volume
5
Issue
1
Identifiers
DOI: 10.7202/031078ar
Disciplines
  • Communication
  • Political Science

Abstract

En décembre 1929, en vertu des directives de la IIIe Internationale (Komintern), le Parti communiste du Canada (PCC) mit sur pied la Ligue d'unité ouvrière (LUO), pour servir de base à la diffusion du syndicalisme révolutionnaire. Avant d'être « liquidée », au cours de l'hiver 1935-1936, la Ligue a exercé sur les luttes ouvrières du pays une influence qui dépassa de beaucoup le nombre de ses membres (un maximum de 30 000 ou 40 000 individus). Sa signification est encore mal reconnue et mal comprise. Cette communication tente d'aller au delà de l'image conventionnelle du PCC comme une courroie de transmission du Komintern et de la LUO, quand on daigne s'y attarder, comme une organisation sectaire, aventureuse, ultra gauchiste et sans aucun intérêt pour la construction de syndicats ouvriers solides. Il ne fait aucun doute que les décisions les plus importantes concernant la Ligue furent prises à Moscou, celles de sa création et de son élimination, mais il n'en demeure pas moins que ni le Komintern ni la direction du PCC à Toronto n'étaient à même de superviser l’application de la ligne de la IIIe Internationale sur le terrain. C’est ainsi que, tout en acceptant les larges paramètres de la ligne, les organisateurs locaux purent travailler en « bons syndicalistes » plutôt qu'en « bons bolcheviks », en profitant de toutes les chances possibles pour adapter leurs tactiques aux réalités environnantes. Ils ont utilisé cette marge de manoeuvre avec un succès considérable, particulièrement au cours des soulèvements politiques des années 1933 et 1934. La Ligue d'unité ouvrière fut alors au centre de la majorité de l'ensemble des grèves du pays et elle établit des bases syndicales dans un ensemble de secteurs industriels auparavant mal ou peu organisés. Au sommet de son pouvoir, la Ligue savait pourtant qu'elle avait à peine entamé le secteur de la production de masse, que ce soit l'automobile, l'acier, le caoutchouc ou encore la machinerie agricole. Cette situation, à laquelle il faut ajouter la défaite de quelques grèves cruciales, a forcé le parti à repenser l'avenir de la Ligue. Elle aurait peut-être pu survivre, pour devenir une partie d'une centrale nationale. Mais en 1935, indiscutablement, le Komintern mit fin à cette alternative.

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