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Quand Albertine parle anglais : la dramaturgie de Michel Tremblay en terres anglo-saxonnes

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Publisher
Société québécoise d’études théâtrales (SQET)
Publication Date
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DOI: 10.7202/1017312ar

Abstract

Le théâtre, comme art public, a joué un rôle d’une grande importance dans l’affirmation de l’identité québécoise au XXe siècle : dans un premier temps à l’intérieur du Québec où l’idée d’un théâtre national populaire, imaginée tout d’abord par Gratien Gélinas à la fin des années 1940, a été relancée avec brio par Les Belles-Soeurs de Michel Tremblay en 1968 ; dans un deuxième temps à l’extérieur du Québec où l’exportation de la dramaturgie de Tremblay fut le fer de lance pour le rayonnement de la culture québécois à l’étranger. Sa pièce, Albertine, en cinq temps, co-produite par le Centre National des Arts à Ottawa en 1984 voyagea ensuite à Toronto, aux États-Unis, à Paris, au Royaume-Uni, périple comprenant les quatre points d’attache – canadien, américain, français, britannique, canadien et américain – à partir desquels s’est formée au cours des siècles l’identité québécoise. Impliquant une variété de traducteurs, de metteurs en scène et de comédiennes, oeuvrant sous de différentes conditions d’écoute et selon des horizons d’attente différents, ces tournées de la pièce hors Québec permettent de contraster la réception nationale et la réception étrangère, mettant ainsi en relief les enjeux exigeants de la transmission culturelle et les défis qu’ils représentent pour le projet identitaire national. Il s’agit ici des mises en scène anglo-saxonnes d’Albertine, in Five Times au Canada, aux Etats-Unis, en Angleterre et en Écosse.

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