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O45 La metformine exerce un effet anti-tumoral et entraîne un arrêt du cycle cellulaire

Authors
Publisher
Elsevier Masson SAS
Publication Date
Volume
34
Identifiers
DOI: 10.1016/s1262-3636(08)72855-6
Disciplines
  • Biology
  • Medicine
  • Pharmacology

Abstract

Introduction La metformine est un médicament couramment prescrit contre le diabète de type II, qui inhibe la production hépatique de glucose et augmente la captation de glucose par les muscles. Des études épidémiologiques ont montré que la metformine réduit le risque d’apparition de certains cancers. Cependant, son mode d’action sur les cellules cancéreuses reste inconnu. Nous avons étudié l’action de la metformine sur la croissance des lignées cancéreuses de la prostate humaine (DU145, PC-3, LNCaP) in vitro et in vivo. La metformine est un activateur de la voie AMPK (AMP activated Protein Kinase), un senseur de l’énergie cellulaire, celle-ci conduit à l’inhibition de mTOR connue pour induire la prolifération cellulaire et la synthèse protéique. Résultats Nous montrons que la metformine n’induit pas l’apoptose mais un arrêt du cycle cellulaire en phase G0/G1 dans les cellules cancéreuses de prostate humaine. Cet arrêt s’accompagne par une forte diminution de la cycline D1 et de la phosphorylation de pRb mais également par une augmentation de l’expression de p27. Bien que la Metformine active la voie AMPK, celle-ci ne semble pas impliquée dans cet effet anti-prolifératif. En effet, l’inhibition de la voie AMPK à l’aide d’ARN interférent ne prévient pas l’effet de la metformine sur la croissance des cellules cancéreuses de la prostate. De façon intéressante, la metformine administrée par voie orale ou intrapéritonéale conduit à une diminution importante et significative de la croissance tumorale dans un modèle de xénogreffe chez la souris nude. De plus, comme observé in vitro, la metformine entraîne une diminution du niveau d’expression de la cycline D1 dans les tumeurs. Conclusion Nous montrons que la metformine exerce un effet anti-néoplasique qui passe par un arrêt du cycle cellulaire. Ce travail pourrait ainsi expliquer les résultats observés par les récentes études épidémiologiques.

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