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P43 - Remarquables corrélations entre le gain baroréflexe, le stress pulsatile et la présence d’une microalbuminurie dans la population diabétique de type 1

Authors
Journal
Diabetes & Metabolism
1262-3636
Publisher
Elsevier
Publication Date
Volume
37
Issue
1
Identifiers
DOI: 10.1016/s1262-3636(11)70669-3
Disciplines
  • Medicine

Abstract

Introduction Les patients diabétiques de type 1 (DT1) sont exposés à un risque de neuropathie autonome cardiaque (NAC ; marqueur classique : RR E/I ratio abaissé), de rigidité artérielle (augmentation de la pression pulsée ou PP) et de néphropathie (microalbuminurie ou μA). Ce travail étudie les relations entre le gain baro-réflexe (GBR) mesuré dans un test d’orthostatisme, le « stress pulsatile » et la μA chez des patients DT1. Patients et méthodes 167 patients DT1 âgés de 20 à 60 ans (81H/86F) ont eu une mesure de μA et du RR E/I ratio lors d’une respiration forcée à 6 cycles/min ; ils ont aussi subi un test postural (« squatting ») de 3x1min (debout- accroupi-debout), avec mesure continue de la pression artérielle (PA), de la PP et de la fréquence cardiaque (FC) et calcul d’un indice du stress pulsatile (PP x FC) et du GBR (pente de la relation linéaire entre les intervalles RR et la PA systolique) lors du redressement. Les patients ont été séparés en 2 sous-groupes en fonction de la médiane du RR E/I ratio (> 1,25 vs < 1,25) ou du GBR (> 2,20 vs < 2,20 bpm. mmHg-1). Résultats Comparés aux DT1 avec GBR élevé (n = 82 ; 4,51±2,31 bpm. mmHg-1), les DT1 avec GBR bas (n = 85 ; 1,17±0,61 bpm. mm Hg-1 ; p < 0,00001) ont un âge (42 vs 38 ans, NS) et une durée du diabète à peine accrus (21 vs 18 années ; NS), seulement une tendance à un RR E/I ratio plus bas (1,25 vs 1,31 ; NS) et un taux d’HbA1c comparable (8,64 vs 8,64%). Par contre, ils ont un index de stress pulsatile augmenté (5 190 vs 4 521 mmHg. min-1 ; p = 0,0019), surtout en position accroupie (5 408 vs 4 396 mmHg. min-1 ; p < 0,0001) suite à une élévation plus marquée de PP (p = 0,0054) et une réduction moindre de FC (p = 0,0023) lors de l’accroupissement. La μA est plus élevée chez les DT1 avec GBR abaissé, quelle soit exprimée par la moyenne (59 ± 133 vs 10 ± 16 mg/l ; p = 0,0019) ou par son logarithme (1,14 ± 0,67 vs 0,76 ± 0,42 ; p = 0,0001) pour corriger pour une distribution non normale. Il existe une corrélation inverse entre le GBR et la μA (r =-0,28 ; p = 0,0006) et entre le GBR et le stress pulsatile (r =-0.28 ; p = 0,003). Globalement, 26,9% des DT1 avec GBR abaissé ont une μA pathologique (> 30 mg/l) versus seulement 5,3% chez les DT1 avec un GBR conservé (p < 0,001). Pareils résultats ne sont pas retrouvés de façon significative avec le simple RR E/I ratio Conclusion La mesure du GBR lors d’un test de « squatting » chez des patients DT1 permet de dépister les sujets avec augmentation du stress pulsatile et μA pathologique, bien mieux que le simple RR E/I ratio, marqueur classique d’une NAC.

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