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Le dandy et l’artiste chez Baudelaire : dans la perspective du dualisme non-dualiste du Son bouddhisme coreˊen

Authors
Journal
Seoul National University the Journal of Humanites
1598-3021
Publisher
Journal of Humanities
Publication Date
Keywords
  • 보들레르
  • 댄디
  • 예술가
  • 한국선불교의 불이론
  • 깨달음
  • 깨침

Abstract

Cette étude a pour but d’aborder la notion de dandy et d’artiste chez Baudelaire dans la perspective du dualisme non-dualiste de Son bouddhisme coréen. D’après Park Sung-Bae, bouddhologue coréen, qui distingue de la connaissance profonde l’éveil subit, la vraie foi est d’obtenir l’éveil subit. Car ce dernier correspond à l’expérience de la non-dualité, celle de la déstruction du “moi”, alors que la connaissance profonde ne fait qu’ajouter une conception à ce qui est déjà établi en tant que discernement illusoire. De ce point de vue, la connaissance profonde est un obstacle sur le chemin menant à l’éveil subit, parce qu’elle renvoie à un incessant discernement du “moi” illusoire d’avec l’Autrui. Partant de cette idée de l’éveil subit, nous avons remis en cause le fait que le dandy ne se dissipe jamais dans les autres, tant qu’il se referme dans sa solitude, dans son “moi” illusoire, pour garder sa consience de la créativité. Il garde toujours ses distances par rapport aux autres, même lorsqu’il avoue se complaire à une espèce d’osmose avec le plus grand nombre. Néanmoins, si le dandysme dont Baudelaire parle peut se résumer à une sorte de culte du “moi-même”, cela pose problème au niveau de la participation. Autrement dit, du fait que la concentration du “moi-même” signifie qu’elle garde bien la distance à l’égard des autres, la distance empêche le dandy de participer aux autres. Pour cette raison, le dandy correspond à la connaissance profonde. Pourtant, comme tout est censé être réversible dans le monde baudelairien, le dandysme portant sur le travail du “moi” va être renversé et se dissiper dans la foule. Cela signifie que l’homme ayant eu l’éveil subit correspond au flâneur-artiste. Etant donné que le flâneur éveillé prend la place de la victime et connait la douleur causée par la substitution avec les autres, ce flâneur-artiste peut se caractériser par ce que l’on appelle le “Bodhisattva”. Dans cette perspective, c’est par la compassion que le flâneur-artiste se met à la place sacrificielle, bien qu’il sache que tout est illusoire. Il est donc chez le flâneur-artiste que se produit la réversibilité entre la solitude et le solidaire. Voilà ce que signifie le dualisme non-dualiste dans la notion de flâneur-artiste.

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