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Les abandons d'enfants à Nevers à la veille de la Révolution et dans les années 1820

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PERSEE
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Abstract

Guy Florenty, Les abandons d'enfants à Nevers à la veille de la Révolution et dans les années 1820, p. 609-634. Nichée au cœur de la France, Nevers a très tôt accueilli dans son Hôtel-Dieu, auquel succède au XIXe siècle un hospice, des enfants abandonnés dont le nombre ne cesse de croître jusqu'au sommet des années 1820 où plus de 300 enfants sont recueillis tous les ans. L'immense majorité d'entre eux ont moins d'une semaine d'existence à leur arrivée, provenant de villages de plus en plus éloignés de Nevers tout en restant dans les limites du Nivernais. Leur sort n'est guère enviable : si la moitié d'entre eux à la veille de la Révolution et 80% en 1822-1831 partent en nourrice, les autres sont pratiquement condamnés. Pour les plus «chanceux», la prise en charge par les nourrices est de plus en plus précoce mais elle s'accompagne d'un éloignement progressif de Nevers et d'une extension (v. au verso) de l'aire de placement où le Morvan joue un rôle prépondérant. Cette région s'affirme alors comme la terre nourricière de ces malheureux enfants à l'avenir incertain, les «petits Nevers» précédant ainsi l'arrivée massive des «petits Paris» au cours des décennies suivantes.

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