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Transferts de patrimoine dus à l'inflation : 1971-1979

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  • Economics

Abstract

[fre] L'inflation est un puissant mécanisme de redistribution des richesses. Elle affecte particulièrement les patrimoines financiers, en induisant des transferts réels entre créanciers et débiteurs. En dépit des difficultés statistiques, il est possible d'évaluer l'ordre de grandeur de ces transferts de richesse sur les principaux éléments du patrimoine financier des secteurs institutionnels. Pour la décennie 1971-1979, au cours de laquelle l'inflation a été très variable et en moyenne assez forte, les évaluations obtenues, bien que probablement sous-estimées, sont loin d'être négligeables, comparées aux variables habituellement considérées dans l'analyse des comportements des agents. Leur prise en compte implique des corrections substantielles de ces variables. Sur les disponibilités monétaires et les crédits les ménages ont été les grands perdants, tandis que les secteurs emprunteurs nets — entreprises et, dans une moindre mesure, administrations publiques — ont bénéficié de gains de pouvoir d'achat sur toute la période. Des estimations plus approximatives concernent la dette obligataire. [eng] Inflation is a poweful engine of wealth redistribution. Financial portfolios are particularly affected because of inflation-induced, real transfers from creditors to debtors. In spite of certain data deficiencies, it is possible to evaluate the order of magnitude of wealth transfers on the major elements in the financial portfolios of the various sectors. For the decade 1971-1979, during which inflation has been highly variable and quite strong on average, the resulting estimates, though probably understating the actual amounts, are far from negligible by comparison with the major aggregates traditionnally used in the analysis of economic behavior. Taking such transfers into account implies substantial revisions in these variables as measured in national accounts. With regard to money holdings and bank deposits and credits, the household sector is the major loser at the inflation game, while the net debtor sectors — i.e. enterprises and, to a lesser extent, the public sector — enjoyed real gains all over the period. Similar conclusions apply for obligations, although the corresponding estimates are less precise and reliable.

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