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Utilisation des machines électroniques pour les calculs démographiques

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PERSEE
Publication Date
Disciplines
  • Geography

Abstract

L'analyse démographique exige parfois des calculs si laborieux que bien des sujets restent insuffisamment approfondis, voire en friche totale, en raison du temps qu'exigerait leur étude. Depuis déjà longtemps, les trieuses tabulatrices ont permis d'accélérer certains dépouillements et surtout de multiplier les répartitions selon deux ou plusieurs caractères, une fois achevées la codification et la perforation, opérations restées manuelles. Grâce à cette production de données nouvelles, cette première mécanisation a pu influer sur l'évolution même de la société. Mais du fait même de cette multiplication, de nouveaux problèmes, jusque-là ignorés ou restés dans la pénombre, se sont posés et cela d'autant plus que de nouvelles méthodes ont vu le jour. De ce fait, l'insuffisance des ressources est plus grande encore qu'avant. Une seconde phase se présente aujourd'hui, grâce à l'emploi des machines électroniques. Celles-ci n'ont jusqu'à présent guère été utilisées par les démographes, en raison de leur coût et sans doute aussi du manque de spécialistes. Il faut citer cependant en France, dans ce domaine, les travaux de M. S. Ledermann et de M. P. Vincent. M. Nathan Keyfitz, le démographe canadien bien connu, professeur à l'Université de Chicago, a été l'un des premiers à étudier systématiquement l'application des machines électroniques à l'analyse démographique. Il présente ici quelques réflexions sur ce sujet. Cette utilisation des machines électroniques risque d'engendrer dans l'opinion la croyance si répandue en tant d'occasions sur le remplacement de l'homme par la machine. Si ce remplacement est effectif dans certains secteurs comme l'agriculture aux débouchés limités par la faible élasticité des besoins alimentaires, il en est tout autrement dans les domaines scientifiques, comme la démographie où les besoins croissent avec la connaissance elle-même et l'étendue des moyens employés et où une partie importante des travaux (préparation et interprétation) ne se prête pas à la mécanisation. Dans les années qui viennent, on verra sans doute s'élargir encore le champ des questions posées, en même temps que les besoins.

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