Affordable Access

Download Read

L’ÉPISCOPAT A PARLÉ! (15 mai 1860)

Authors
Keywords
  • Music

Abstract

LA MAÎTRISE, 15 mai 1860, pp. 2-3. Tandis que le mois dernier, dans un de ces moments d’expansion qui sont souvent notre seul soulagement, nous nous laissions aller à toute l’amertume de notre cœur en voyant le peu de sympathie que nos efforts rencontrent auprès d’une partie du clergé, un prêtre éminent, le promoteur de notre Congrès de musique religieuse, M. l’abbé Victor Pelletier, chanoine d’Orléans, entreprenait de faire briller aux yeux de tous la lumière d’un grand fait, à savoir: que jamais, à aucune époque, le clergé français, considéré dans sa plus haute expression, qui est l’Épiscopat, n’avait proclamé plus solennellement les doctrines dont la Maîtrise se glorifie d’être l’organe, qu’il ne l’a fait dans de graves circonstances qui remontent à peine à quelques années. Dans les Conciles provinciaux assemblés en France en 1850 et 1851, l’Épiscopat français a renouvelé et maintenu la doctrine constante, invariable, de l’Église, sur le plain-chant, la musique, la psalmodie, l’orgue, etc.; et avec quelle netteté! avec quelle fermeté! avec quelle précision! on le verra dans le document qui suit. Tout y est: 1° la suprématie du plain-chant dans le culte; - 2° l’obligation pour tous les ecclésiastiques et séminaristes d’en faire une étude sérieuse; - 3° l’obligation de l’exécuter avec gravité, lenteur, douceur, onction, piété; - 4° l’admission de la musique extérieure bornée à certains cas exceptionnels, à la condition expresse de sa subordination à la liturgie, de se conformer au type religieux et de bannir tout ce qui appartient à l’expression mondaine et théâtrale; - 5° l’obligation non moins étroite pour l’organiste de ne s’écarter en rien du vrai style de l’instrument, et de rejeter tout ce qui est orchestral et profane, etc. Il n’est aucun des abus signalés tant de fois par la Maîtrise, qui ne puisse être corrigé par quelque disposition des décrets des Conciles provinciaux. Et comme ces décrets ont été approuvés par le Souverain Pontife, ils sont revêtu

There are no comments yet on this publication. Be the first to share your thoughts.