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Infection par le VIH et grossesse : nouvelles recommandations 2013 du groupe d’experts français

Authors
Publisher
Elsevier Masson SAS
Identifiers
DOI: 10.1016/j.sagf.2014.09.003
Keywords
  • Vih
  • Grossesse
  • Accouchement
  • Antirétroviraux
  • Recommandations
  • Hiv
  • Pregnancy
  • Childbirth
  • Antiretroviral Therapy
  • French Guidelines
Disciplines
  • Biology
  • Medicine
  • Pharmacology

Abstract

Résumé Avec un traitement antirétroviral efficace, le risque de transmission mère–enfant (TME) est aujourd’hui inférieur à 1 %. Les recommandations françaises de 2013 privilégient un traitement antirétroviral précoce et à vie. Ainsi, la tendance actuelle pour les femmes infectées par le VIH est de prendre une trithérapie antirétrovirale avant, pendant et après leurs grossesses. Une question majeure aujourd’hui est le choix des antirétroviraux, pour optimiser les bénéfices et minimiser les risques liés à l’exposition du fœtus. Le suivi d’une femme enceinte infectée par le VIH doit donc être interdisciplinaire. L’utilisation de traitements efficaces permet une modification progressive mais profonde des pratiques obstétricales. Lorsque la charge virale plasmatique maternelle est contrôlée (<50 copies/ml), on peut désormais autoriser des attitudes obstétricales se rapprochant de plus en plus de celles appliquées chez les des femmes non infectées. La césarienne prophylactique reste recommandée lorsque la charge virale en fin de grossesse est supérieure à 400 copies/mL. La perfusion de zidovudine pendant l’accouchement est recommandée uniquement si la dernière charge virale maternelle est supérieure à 400 copies/mL ou en cas de complication obstétricale, telle qu’un accouchement prématuré, une hémorragie ou une chorio-amniotite pendant le travail. En cas de rupture prématurée des membranes avant 34 SA, la décision multidisciplinaire doit se fonder sur l’âge gestationnel et le contrôle de la charge virale maternelle ; si la femme est traitée par antirétroviraux et surtout si sa charge virale est indétectable, il convient de privilégier la corticothérapie maturative sous antibioprophylaxie et éviter une naissance très prématurée, sauf au moindre signe de chorio-amniotite. L’allaitement au sein reste déconseillé chez la femme vivant avec le VIH en France, comme dans les pays industrialisés. La prophylaxie chez le nouveau-né est habituellement la zidovudine pendant 1 mois ; en cas d’exposition importante au VIH en période périnatale notamment charge virale maternelle>1000 copies/ml, une trithérapie prophylactique est recommandée. Le suivi de l’enfant est nécessaire pour déterminer s’il est indemne ou non de l’infection à VIH et pour surveiller d’éventuels effets indésirables liés à l’exposition périnatale aux médicaments antirétroviraux.

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