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Evolution des stocks de matière organique et de nutriments dans une lagune tropicale (Brésil) au cours d'une période marquée par une mortalité de poissons

Authors
Publication Date
Keywords
  • Ecosysteme
  • Lagune
  • Matiere Organique Dissoute
  • Matiere Organique Particulee
  • Carbone Organique
  • Azote
  • Phosphore Organique
  • Chlorophylle
  • Salinite
  • Temperature
  • Variation Saisonniere
  • Poisson
  • Mortalite
Disciplines
  • Biology

Abstract

Cette étude porte sur l'évolution des stocks des éléments biogéniques C, N et P (organiques et minéraux, particulaires et dissous) de la lagune de la Barra (état de Rio de Janeiro, Brésil). Elle a été réalisée de la mi-printemps 1990 à la mi-automne 1991, conjointement avec des études sur le métabolisme du carbone et sur les communautés planctoniques. La première phase de la période étudiée, qui correspond au début de la saison chaude, a été marquée par un appauvrissement du milieu en azote par rapport au phosphore (rapport molaire NOP/POP du seston = 5,7). La perte de N, probablement due au processus de dénitrification, a conduit à une floraison de #Synechocystis aqualitis f. salina$. Ces organismes, mieux adaptés à la pénurie de N, auraient réduit leur sécrétion en azote organique dissous et aussi favorisé le recyclage de l'azote dans le milieu pélagique au détriment du milieu benthique. Selon certains indices, ils auraient fixé de l'azote moléculaire dissous; mais ce processus, s'il a effectivement eu lieu, est resté limité. La pénurie en N s'est aggravée au cours de leur développement. Ils ont été conduits à produire des carbohydrates en excès et à les excréter (les teneurs des eaux en COD ont atteint 4000 micromoles/l) puis, lors de leur phase finale de déclin, en prenant une couleur rouge-marron, ils auraient détruit leurs phycobilipigments pour en puiser leurs ultimes réserves d'azote intracellulaire. L'emprunt de cette voie secondaire aurait conduit à la production de toxines qui serait à l'origine d'une mortalité massive d'un poisson herbivore, #Brevoortia tyrannus$, en février. A l'exception d'une brève période de floraison de #Chlorophyceae$ quelques jours après la mortalité, la grande quantité de NH4+ libérée par la décomposition des poissons a été mobilisée, dans un premier temps, par le phytoplancton, puis transférée trois ou quatre semaines plus tard vers les niveaux trophiques supérieurs. (Résumé d'auteur)

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