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Pneumonies de l'enfant en médecine communautaire

Authors
Journal
Médecine et Maladies Infectieuses
0399-077X
Publisher
Elsevier
Publication Date
Volume
24
Identifiers
DOI: 10.1016/s0399-077x(05)80775-9
Keywords
  • Pneumonie Communautaire
  • Pédiatrie
  • Pneumocoque
  • Pneumococcal Pneumonia Community-Acquired
  • Pediatrics
Disciplines
  • Medicine

Abstract

Resume En 1993, dans le cadre du Groupe de Pathologie Infectieuse Pédiatrique, une enquête multicentrique a été réalisée au niveau de consultations d'urgences hospitalières, pour étudier les tableaux de “pneumonie franche lobaire aiguë”, chez l'enfant de deux à dix ans. En trois mois, quatre centres ont rempli quarante-deux fiches, dont vingt-trois correspondent au tableau classique de fièvre avec foyer radiologique systématisé, hyperleucocytose et augmentation de la CRP. Dans un seul cas, l'hémoculture a montré un pneumocoque. L'âge moyen des enfants est compris entre 5 et 6 ans. Quatre vingt pour cent correspondent à une hospitalisation, traduisant probablement un biais de recueil de données. Les traitements, tous rapidement efficaces, ont été, en première intention, intraveineux pour un tiers des cas (céphalosporine de troisième génération, surtout), oraux pour deux tiers des cas (amoxicilline-acide clavulanique et pénicilline V). Aucune résistance n'a été notée. La question d'une attitude thérapeutique rationnelle en cas de pneumopathie fébrile doit prendre en compte une double incertitude, en pratique quotidienne : s'assurer de la nature pneumococcique d'une pneumopathie fébrile et estimer la sensibilité ou résistance à la pénicilline du pneumocoque présumé. On ne peut en toute rigueur, faire un diagnostic bactériologique sur un tableau clinico-radiologique. Un tableau de pneumonie franche lobaire aiguë n'est pas synonyme de pneumocoques et des aspects non spécifiques, bronchiques ou pulmonaires peuvent être liés à une infection pneumococcique. Les infections respiratoires basses à Haemophilus, ou à pneumocoques ne peuvent être distinguées par les moyens simples de diagnostic. La thérapeutique de première intention ne peut être que probabiliste en visant ces deux germes, d'autant plus que l'enfant est plus jeune. La proportion de souches de pneumocoques invasives de sensibilité diminuée dans ces cas est de 7 à 9 %, mais des posologies élevées d'amoxicilline gardent une bonne efficacité. Il ne paraît pas justifié actuellement, de choisir une céphalosporine de troisième génération comme traitement de première intention en cas de pneumopathie “communautaire”, chez un enfant présumé sain, en l'absence de signe de gravité.

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