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Wage Differentials and Market Imperfections: Some Cross Section Results in Canadian Manufacturing Industries

Authors
Journal
Relations industrielles
0034-379X
Publisher
Consortium Erudit
Publication Date
Volume
30
Issue
3
Identifiers
DOI: 10.7202/028632ar

Abstract

Dans l'article précédent, l'auteur tente de démontrer dans quelle mesure les imperfections des marchés des produits et des facteurs de production sont responsables des différences de salaire. L'article se divise en trois parties. La première partie est consacrée à l'examen théorique des différences de salaire et des imperfections des marchés, à la formulation d'une hypothèse vérifiable et à l'ébauche d'un modèle. La deuxième partie rend compte des résultats concrets obtenus. S'y ajoute enfin une conclusion.Théoriquement, deux points apparaissent importants. En elles-mêmes, les imperfections du marché des produits ne peuvent engendrer les différences de salaire ; d'autre part, ces différences ne peuvent exister que s'il y a des imperfections sur le marché des facteurs, autrement dit, si, du côté de l'employeur, il y a monopole ou si, de l'autre, les syndicats sont très puissants.Par la théorie, on ne peut guère être éclairé sur ce qui se passe généralement lorsqu'il y a interaction du marché des produits et du marché des facteurs. Globalement, selon notre hypothèse, l'existence conjointe d'un syndicalisme fort et la situation de monopole de l'entreprise exerceraient une certaine influence sur la négociation des salaires. Pour approfondir cette hypothèse, il s'agissait de prendre pour acquis que l'objectif principal des syndicats est de faire augmenter les salaires au-dessus du niveau du marché des facteurs tout en maintenant le niveau de l'emploi. Il s'ensuit que l'action syndicale sera beaucoup plus perceptible dans les industries qui, de l'avis des dirigeants syndicaux, sont en mesure d'accepter des hausses de salaire sans réduire les occasions d'emploi pour les membres du syndicat. Ceci signifie qu'il n'y a guère de marge pour l'action syndicale dans les secteurs très concurrentiels de l'économie, étant donné que les profits des entreprises tendent alors vers le point zéro, et que, en conséquence, on ne peut y obtenir d'augmentation de salaire sans risquer de provoquer une réduction des emplois. Dans les circonstances, on ne peut s'attendre à ce que l'efficacité des syndicats y soit très grande.D'autre part, si les entreprises monopolisées fonctionnement sans être troublées par les revendications des syndicats, elles paieront les taux de salaire courants et, s'il y a profit clair, il restera intact. Par conséquent, un syndicat ne peut obtenir de hausses de salaire que dans les industries où l'on sait qu'il y a des profits clairs. Ces industries sont nécessairement celles qui détiennent une certaine exclusivité sur le marché des produits.Si ceci est exact, les hypothèses suivantes peuvent se vérifier. En premier lieu, on notera un rapport positif entre les taux de salaire et la puissance du syndicat. En deuxième lieu, il y a aussi un rapport positif entre les salaires et la concentration qui favorise la puissance de l'entreprise sur le marché. Toutefois, cette dernière prévision se fonde sur l'hypothèse déterminante d'une corrélation entre le degré de syndicalisation et le degré de concentration, ce qui voudrait dire que la concentration n'exerce aucune influence sur les salaires et que le rapport salaire-concentration est faux.En utilisant surtout les données relatives à la concentration, aux profits, au degré de syndicalisation et à la productivité, nous avons examiné leur impact sur les salaires en recourant à la technique de la régression multiple pour évaluer à la fois les coefficients des séries chronologiques et des échantillonnages. Le résultat le plus marquant qu'on a obtenu de cette analyse peut se formuler ainsi : des syndicats puissants et une situation d'oligopole sur le marché exercent une influence positive certaine sur les salaires. Cependant, on ne sait pas par là l'ampleur des différences de salaire dont on peut attribuer la responsabilité aux syndicats lorsque l'on ne décèle pas la présence d'oligopole sur le marché. On ne connaît pas plus d'ailleurs l'ampleur des différences de salaire attribuables à la présence d'un oligopole sans pression de la part des syndicats. Naturellement, il faudrait poursuivre plus avant les analyses pour faire le départ entre la différence dans les salaires et le degré de concentration du marché.

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