Affordable Access

De l'absurde chez Albert Camus : L'Etranger et d'autres ouvrages du cycle de l'absurde

Authors
Publisher
広島大学フランス文学研究会
Keywords
  • Ndc:950

Abstract

Bien que l'on puisse trouver le mot « absurde » dans les ouvrages philosophiques et romanesques antérieurs à ceux d'Albert Camus, le nom de Camus reste attaché à l'absurde du fait de la définition précise donnée dans Le Mythe de Sisyphe dont le sous-titre est « Essai sur l'absurde ». Selon Camus, l'absurde naît de la confrontation de l'homme et du monde, et plus généralement, de la comparaison de deux éléments qui s'opposent. Cet essai n'est autre qu'« une traduction philosophique » (Sartre) de L'Etranger. Dans ce cas, comment l'absurde est-il mis en image dans ce roman ? Le lecteur ne peut se défendre d'être saisi par le sentiment de l'absurde dans les trois scènes suivantes : (1) la scène du meurtre : par le meurtre commis en raison de l'opposition du héros et du soleil, synonyme de feu, prenant le pas sur les trois autres éléments et devenant le symbole du monde. (2) la scène du procès : par le décalage entre les actes ainsi que les pensées de Meursault, que le lecteur partage entièrement, et leurs interprétations faites au procès. (3) la dernière scène : par la confrontation avec sa propre mort. Camus écrit dans ses Carnets : « L'Etranger est le point zéro ». Mais, on voit finalement Meursault se justifier, affirmer sa vie et se sentir heureux. L'absurde est certes le point zéro, qui s'achemine cependant vers l'affirmation de cette vie terrestre. Dans les autres ouvrages du cycle de l'absurde, le sentiment de l'absurde est suscité par la conduite capricieuse de Caligula (Caligula) ou par l'événement inattendu d'un homme tué par sa propre mère et sa soeur (Le Malentendu), soit encore par l'intrigue mise en comparaison avec la prévision du lecteur.

There are no comments yet on this publication. Be the first to share your thoughts.