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Il ouvre les yeux et il voit Cora : ses yeux parcourent mille charmes.

Authors
Publication Date
Disciplines
  • Communication
  • Literature

Abstract

L’idylle amoureuse de Cora, prêtresse du Soleil et Alonzo le Castillan, au chapitre XXVIII des Incas de Marmontel, agit comme une parenthèse sentimentale dans son pamphlet contre le fanatisme religieux. La représentation de cet épisode pose aux illustrateurs la question du choix de l’instant : soit l’enlèvement de Cora par Alonzo au temple du Soleil lors d’une violente éruption volcanique, soit leur fuite idyllique dans une nature paisible, comme c’est ici le cas. L’escapade des amants goûtant pour la première et dernière fois un instant de félicité devient, pour les illustrateurs, prétexte à élaborer des compositions galantes ou pastorales, un genre bien ancré dans l’art français depuis le XVIIIe siècle, jusqu’à la fronde troubadour qui sévit au début du XIXe. Se reposant au pied d’un arbre, Alonzo contemple la beauté de Cora endormie, la tête posée sur ses cuisses. L’arrière-plan montagneux fait écho à la disposition pyramidale des figures entrecroisées à l’avant-plan. <br /><br />Référence : Peggy Davis, "Les images des éléments déchaînés dans les ailleurs fictionnels au tournant des Lumières : sublimité du paysage ou rhétorique des passions ?", Représenter la catastrophe à l’Âge classique : dispositifs, motifs, figures, Paris, Hermann (à paraître en 2012).Chercheur : Peggy Davis.

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