Affordable Access

Publisher Website

P.107 Identification des peptides antigéniques dérivés de l’alpha-fœtoprotéine murine et reconnus par les lymphocytes T CD8+

Authors
Journal
Gastroentérologie Clinique et Biologique
0399-8320
Publisher
Elsevier
Publication Date
Volume
33
Issue
3
Identifiers
DOI: 10.1016/s0399-8320(09)72739-3
Disciplines
  • Biology
  • Medicine

Abstract

Introduction L’immunothérapie du carcinome hépatocellulaire (CHC) avec l’alpha-fœtoprotéine (AFP) comme antigène cible est une stratégie innovante [1, 2]. Elle repose sur l’induction d’une réponse immunitaire cellulaire cytotoxique par des cellules présentatrices d’antigène ; elles présentent aux lymphocytes T CD8+ (LT8) des peptides issus de l’AFP qui entraînent leur activation en LT8 cytotoxiques anti-AFP. Ces LT8 cytotoxiques ont la capacité de sécréter de l’IFN© et de lyser les cellules tumorales. Actuellement, en phase pré-clinique chez la souris, les peptides antigéniques de l’AFP murine, contre lesquels est dirigée la réponse immunitaire ne sont pas connus ; la détection des LT8 cytotoxiques spécifiques de l’AFP murine n’est pas aisée. Nous avons décidé d’identifier les peptides antigéniques de l’AFP murine, afin d’avoir un monitorage précis et reproductible de la réponse anti-AFP chez la souris. Matériels et Méthodes Nous avons utilisé trois algorithmes, BIMAS, SYFPEITHI et Net MHC, pour prédire des séquences peptidiques de 9 acides aminés, dérivés de l’AFP murine, et ayant une forte affinité pour les molécules du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) de classe I (reconnus par les LT8). Nous avons fait synthétiser les peptides prédits. Pour prouver l’immunogénicité et l’existence in vivo des peptides prédits, nous avons immunisé contre l’AFP murine deux lots de souris CH3 (haplotype CMH I H2Kk) : injection des peptides prédits avec à un adjuvant en S.C. (pool de 4 à 5 peptides par souris, 100 μg / peptide ; n = 15), ou injection en I.M. D’un adénovirus codant pour l’AFP murine (1e9 UI / souris ; n = 10). Les groupes contrôles recevaient respectivement de l’adjuvant seul ou un adénovirus contrôle. La réaction immunitaire induite, spécifique d’un peptide était mesurée par un test ELISpot IFNγ murin. Un test de cytotoxicité au 51Cr était réalisé avec le peptide le plus immunogène. Résultats Dix-sept peptides prédits par les algorithmes, parmi les mieux classés et les plus fréquemment prédits ont été choisis et synthétisés. Le peptide mAFP24 NEFGIASTL induisait la sécrétion d’IFNγ la plus forte et significative, que ce soit après la vaccination peptidique (170 ± 100, contre 0 ± 0, spots moyen ± écart-type pour 1.10 6 splénocytes, mAFP24 contre contrôle) ou après l’adénovirus mAFP (75 ± 39 contre 3 ± 5, spots moyen ± écart-type pour 1.10 6 splénocytes, AdVmAFP contre contrôle). La fixation du peptide mAFP24 sur les cellules chargées en 51Cr engendrait leur lyse, avec une lyse spécifique maximale de 21 %. Conclusion Nous avons donc identifié pour la première fois, un des peptides antigéniques de l’AFP murine reconnus par les lymphocytes T CD8+ cytotoxiques (CMH I H2Kk) : le peptide mAFP24, NEFGIASTL. Ce peptide servira d’outil immunologique, en phase pré-clinique dans des modèles de CHC chez la souris pour comparer différentes approches d’immunothérapie utilisant l’AFP murine comme antigène cible.

There are no comments yet on this publication. Be the first to share your thoughts.