Affordable Access

Health services use and treatment delay for patients experiencing a first-episode of psychosis: a mixed methods study

Authors
Publisher
McGill University
Publication Date
Keywords
  • Health Sciences - Epidemiology
Disciplines
  • Geography
  • Medicine
  • Psychology
  • Social Sciences

Abstract

Contexte : Un retard important pour la mise en route d'une prise en charge thérapeutique suite à un premier épisode psychotique (PEP) est associé à un mauvais pronostic clinique et fonctionnel. Cependant les différents modalités et parcours d'accès aux soins de ces patients sont complexes, ce qui contribue à retarder l'initiation du traitement et à augmenter la durée de la phase durant laquelle la psychose n'est pas traitée. Méthodologie d'étude : Des méthodes combinées de triangulation multi-niveaux, impliquant à la fois des méthodes quantitatives et qualitatives aux niveaux populationnel, clinique, et individuel, ont été appliquées, afin d'examiner le recours aux services de santé par des patients présentant un PEP.Niveau Populationnel : Les données sur le recours aux services de soins avant un premier diagnostic de psychose ont été extraites des bases administratives de la population générale. Les cas incidents de psychoses parmi les individus âgés de 14 à 25 ans entre 2004 et 2006 ont été identifiés, et les contacts avec les services psychiatriques avant le diagnostic ont été analysés. Parmi les 456 cas identifiés, 32% n'avaient eu aucun contact avec un service de soins avant que le premier diagnostic ne soit posé. Le premier diagnostic de psychose avait été établi dans un service d'urgences pour presque la moitié des cas. Les individus en contact avec des soins de première ligne avaient une probabilité plus faible de contact avec un service d'urgences ou d'hospitalisation, mais c'est dans cette catégorie de patients que les délais étaient les plus importants avant le diagnostic et avant une consultation avec un psychiatre. Niveau Clinique : Nous avons étudié l'association entre des facteurs sociodémographiques et cliniques et, d'une part les modalités d'accès aux soins, et d'autre part le délai de traitement, de patients présentant un PEP et inscrits à un programme d'intervention précoce. Nous avons également évalué l'impact du schéma d'accès aux soins sur le délai d'abandon du programme d'intervention précoce. Nos résultats suggèrent que les patients en contact avec des soins de première ligne ont une probabilité plus faible de trajectoires négatives d'accès aux soins, mais consultent un spécialiste dans des délais plus longs. Les facteurs sociodémographiques et cliniques prédisaient de manière plus pertinente l'engagement par le patient avec les services spécialisés, et les indicateurs de trajectoires négatives d'accès aux soins n'étaient pas associés à un désengagement avec les services spécialisés.Niveau Individuel : A partir d'une approche qualitative descriptive, nous avons conduit des entretiens avec 16 patients recrutés au sein d'un programme d'intervention précoce. Les participants décrivaient le rôle crucial de tierces personnes dans l'initiation du contact avec les services de soins. L'auto-stigmatisation par le patient, le manque de connaissance des symptômes de psychose, et la disponibilité insuffisante des services, ont émergé en tant qu'obstacles à la recherche d'aide. Les participants décrivaient typiquement des séries complexes de contacts sur le cheminement d'accès aux soins, aboutissant à des sentiments d'être mal compris et d'une perte de contrôle de soi. Cependant, de nombreux patients identifiaient également dans cette expérience des bénéfices inattendus. Conclusions: Nos résultats suggèrent que le recours aux soins dépend peu de facteurs sociodémographiques ou cliniques. Les facteurs propres aux services de santé, tels que l'accès aux soins de première ligne, ont un impact plus important sur les modalités de recours aux services spécialisées, et ceci à travers de multiples indicateurs. Améliorer l'accès aux soins primaires pourrait ainsi diminuer la charge de travail des services d'urgences, à condition de former les intervenants des centres de soins de première ligne à mieux identifier les symptômes précoces de psychose et à orienter ces patients vers des services spécialisés.

There are no comments yet on this publication. Be the first to share your thoughts.