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Différenciation lymphoïde B: Physiologie, méthodes d'exploration et application à l'étude des proliférations B

Authors
Journal
Revue Francophone des Laboratoires
1773-035X
Publisher
Elsevier
Publication Date
Volume
2006
Issue
379
Identifiers
DOI: 10.1016/s1773-035x(06)80079-1
Keywords
  • Lymphome B Non Hodgkinien — Hémopathies Lymphoïdes B — Physiologie Du Lymphocyte B — Lymphom
  • Non Hodgkin'S B-Cell Lymphoma — Lymphoproliferative Disease — Physiology Of B-Cell — Lymphomag
Disciplines
  • Biology
  • Medicine

Abstract

Résumé Les lymphocytes B (LB) sont produits et réarrangent leurs gènes codant pour les chaînes d'immunoglobulines (Ig) au niveau de la moelle hématopoïétique. Ils en sortent à l'état de LB naïf. Une partie des LB naïfs recirculent par le sang dans les organes lymphoïdes secondaires (ganglions lymphatiques, rate, et tissu lymphoïde associé aux muqueuses) jusqu'à leur rencontre avec l'antigène. De là, ils prolifèrent et se transforment rapidement en cellules productrices d'anticorps ou bien ils augmentent leur affinité pour l'antigène par le biais des hypermutations somatiques et effectuent un switch de classe d'Ig dans le centre germinatif. Ils peuvent alors se transformer en LB mémoire ou en plasmocytes. D'autres LB naïfs rejoignent les zones marginales des organes lymphoïdes secondaires et donneront lieu à une production rapide d'IgM en cas de stimulation par des bactéries encapsulées. La genèse des lymphomes implique des modifications acquises du génome favorisées par ses modifications physiologiques, à savoir réarrangement des gènes codant pour les Ig, hypermutations somatiques, et switch de classe. Ainsi, des translocations fréquentes impliquent les gènes codant pour les immunoglobulines. Les stimulations répétées du récepteur B à l'antigène (BCR) favorisant les remaniements génomiques sont également impliqués dans la lymphomagenèse, ainsi que des facteurs microenvironnementaux. La classification en vigueur de ces pathologies est celle de l'OMS, basée sur la morphologie et l'immunophénotypage, et complétée par l'identification des remaniements génétiques en biologie moléculaire ou en cytogénétique, classique ou par la technique de FISH. Le DNA microarray est une technique utilisée activement en recherche pour définir de nouvelles classes de lymphomes, ce qui devrait conditionner les prochains progrès significatifs dans ce domaine.

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