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S-05: Treize ans de nocardiose dans 2 centres hospitaliers : à propos de 57 cas

Authors
Journal
Médecine et Maladies Infectieuses
0399-077X
Publisher
Elsevier
Identifiers
DOI: 10.1016/s0399-077x(14)70330-0
Disciplines
  • Biology
  • Medicine

Abstract

Introduction – objectifs La nocardiose est une infection rare touchant surtout les patients immunodéprimés. Nous décrivons une cohorte de 57 cas documentés. Matériels et méthodes Nous avons réalisé, dans 2 hôpitaux, une étude descriptive des patients traités pour une nocardiose confirmée bactériologiquement, entre 2001 et 2013. Résultats Cinquante-sept patients ont été inclus, 41 hommes et 16 femmes, avec un âge médian de 60 ans. Le nombre de diagnostics variait selon les périodes : 13 entre 2001 et 2003, 10 entre 2004 et 2006, 14 entre 2007 et 2009, 20 entre 2010 et 2013. N. farcinica était responsable de l’infection dans 35 % des cas, suivie de N. asteroides (12 %), N. nova (9 %) et N. otidiscaviarum (5 %), les autres espèces représentant 39 % des cas. Les localisations infectieuses étaient pulmonaires dans 44 % des cas, cutanées dans 16 %, cérébrales dans 11 %, articulaires dans 3 %, et disséminées (> 1 site atteint) dans 26 % des cas. Le délai médian de diagnostic était de 30 jours. Parmi les observations évaluées, 76 % des sujets étaient immunodéprimés (54 % transplantés, 23 % ayant une maladie onco-hématologique, 23 % une maladie de système), 18 % avaient une BPCO et 6 % étaient immunocompétents. Au moment du diagnostic, 53 % des patients avaient une lymphopénie < 1 000/mm3. Parmi les sujets immunodéprimés, 19 % étaient sous cotrimoxazole en prophylaxie primaire. Les antibiothérapies prescrites étaient hétérogènes dans leur nature et leur durée (médiane de 6 mois) mais toutes adaptées à l’antibiogramme. L’évolution était favorable pour 65 % des sujets, 9 % ont été perdus de vue et 9 décès ont été enregistrés (26 %). Conclusion La nocardiose reste une infection grave, de diagnostic difficile, dont le nombre de cas s’est accru dans les 10 dernières années du fait de l’augmentation du nombre de sujets immunodéprimés. Une antibiothérapie adaptée et prolongée améliore son pronostic.

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