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Preventing muscle relaxant anaphylaxis with monovalent haptens. A preliminary study

Authors
Journal
Annales Françaises d Anesthésie et de Réanimation
0750-7658
Publisher
Elsevier
Publication Date
Volume
12
Issue
2
Identifiers
DOI: 10.1016/s0750-7658(05)81030-5
Keywords
  • Anaphylactoid Risk In Anaesthesia
Disciplines
  • Biology

Abstract

Résumé L'anaphylaxic aux myorelaxants est due à des IgE spécifiques. L'épitope prédominant est l'ion ammonium quaternaire, présent dans tous les myorelaxants. La réaction anaphylactique est due au pontage de deux IgE spécifiques liées aux mastocytes et basophiles par les molécules divalentes des myorelaxants. Il est possible d'envisager une inhibition par des haptènes monovalents (HM). La première partie de l'étude explore la réactivité in vitro et in vivo de trois HM : le tiémonium, la citidylcholine, et l'éthamsylate, chez 62 patients ayant présenté un choc anaphylactique à un myorelaxant. Les résultats des différents HM sont analysés vis-à-vis du myorelaxant responsable du choc et vis-à-vis d'un autre myorelaxant, sélectionné sur la base d'une moindre réactivité croisée. Les intradermoréactions et le test d'histaminolibération leucocytaire sont négatifs aux HM. De même, on observe leur tolérance in vivo en perfusion intraveineuse de 20 mg (tiémonium) ou 2 500 mg (citidylcholine et éthamsylate). Une inhibition d'au moins 20 % de la fixation des IgE spécifiques sur le sépharose QA est observée dans 75 % (tiémonium) à 79 % des cas (HM2 et HM3). Ce degré d'inhibition est toujours moindre que celui obtenu par le myorelaxant, confirmant la moindre affinité des haptènes monovalents. Les degrés d'inhibition respectifs dépendent des sérums. L'inhibition de l'histaminolibération leucocytaire au myorelaxant est obtenue dans 57 % des cas, et l'inhibition de la réaction cutanée au myorelaxant, dans 73 % des cas. La comparaison du rapport molaire efficace au test cutané avec le rapport molaire qui pourrait être obtenu in vivo indique que ce dernier devrait être théoriquement efficace dans 11 cas sur 15 (vis-à-vis du pancuronium) et 6 cas sur 12 (vis-à-vis du vécuronium). Dans tous ces cas, il ne s'agit pas du myorelaxant responsable du choc, mais du myorelaxant sélectionné sur la base d'une moindre réactivité cutanée. La seconde partie de l'étude rapporte trois observations de sujets ayant fait un choc anaphylactique à un myorelaxant (M1) et chez qui on réutilise un myorelaxant (M2) sous couvert d'une perfusion d'haptène monovalent. Cas n o 1 : femme de 40 ans. M1 = vécuronium. M2 = pancuronium. HM = tiémonium. Rapport molaire HM/M2 efficace en ID-R = 2,06. La réactivité cutanée à M2 est inhibée significativement au décours de la perfusion de tiémonium. L'intervention est réalisée avec le pancuronium sous perfusion de 20 mg de tiémonium, réalisant un RM in vivo de 4,7. Aucun symptôme autre qu'une tachycardie liée à l'effet atropine-like du tiémonium n'est noté. Cas n o 2 : femme de 39 ans. M1 = pancuronium. M2 = atracurium. HM = éthamsylate. L'inhibition du test radio-immunologique au sépharose QA est de 83 % pour l'éthamsylate, 32 % pour l'atracurium. Aucun symptôme n'est noté pendant l'intervention avec atracurium sous perfusion d'éthamsylate, réalisant un RM in vivo de 169. Les taux de tryptase et de méthylhistamine urinaires restent normaux tout au long de l'acte anesthésique. Cas n o 3 : femme de 58 ans. M1 = pancuronium. M2 = atracurium. HM = citidylcholine. Intervention sans incident sous perfusion réalisant un RM in vivo de 45. A la fin de la perfusion d'HM, on observe en sensibilisation passive de basophiles de donneur avec le sérum de la patiente, que la dégranulation à l'atracurium est annihilée. Elle réapparaît avec le sérum prélevé en fin d'intervention. La preuve que les haptènes monovalents inhibent la réaction aux myorelaxants a été apportée par des tests cutanés et des tests biologiques in vitro, chez des patients ayant fait un choc. On peut donc émettre l'hypothèse que chez ces patients, cette inhibition se réalisera également in vivo. Des études approfondies méritent d'être poursuivies pour confirmer cette hypothèse et proposer une protection hapténique efficace.

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