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P108 Prise en charge des plaies de pied du patient diabétique en médecine générale : place de la décharge

Authors
Journal
Diabetes & Metabolism
1262-3636
Publisher
Elsevier
Volume
40
Identifiers
DOI: 10.1016/s1262-3636(14)72400-0
Disciplines
  • Medicine

Abstract

Objectif Estimer la prévalence des plaies de pied diabétique (PPD) suivies en médecine générale en Île de France pour l’année 2011. Analyser le contenu des connaissances théoriques et la pratique clinique autour de la prescription de la mise en décharge. Évaluer l’impact des formations médicales et de l’appartenance à un réseau diabète sur les conduites tenues. Matériels et méthodes Étude transversale descriptive et analytique réalisée sur une population de 500 médecins généralistes (MG) installés en Ile de France, sélectionnés au hasard à partir de l’annuaire en ligne du CNOM et interrogés par questionnaire postal envoyé de mars à juin 2012. Résultats 211 MG répondants : 64 % hommes, 54±0,7 an. 4 % des MG interrogés n’avaient jamais vu de PPD depuis le début de leur exercice (41,5 % 1 à 6 42 % 7 à 21 et 12,5 % > 21). La prévalence estimée des PPD était de 6,9 % pour l’année 2011. 64 % ignoraient que la décharge fait partie des traitements de première intention devant toute PPD. L’analyse des pratiques cliniques et de l’impact de formations et réseaux a porté sur un échantillon de médecins ayant déjà pris en charge au moins 3 PPD depuis le début de leur exercice (n=138). 30 % des MG déclarent prescrire la décharge en première intention. Les médecins prescripteurs étaient installés depuis plus longtemps (p=0,025), avaient vu plus de plaies en 2011 (p=0,017) et avaient de meilleures connaissances théoriques (respectivement p=0,025 ; p=0,005 et p=0,033 aux 3 questions de connaissance). 8 % orientent systématiquement vers un service spécialisé en podologie. Les médecins orientant vers un service spécialisé étaient plus nombreux à appartenir à un réseau (p=0,036). La prescription de la décharge n’était ni corrélée à la participation aux formations médicales ni à l’appartenance à un réseau. Conclusion La prévalence des PPD est faible. La prescription de la décharge, traitement clef des PPD, est hélas mal connue et peu appliquée dans la pratique de médecine générale.

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