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P.232 Pratique de la cancérologie digestive par les hépato-gastroentérologues : évolutions de 2000 à 2008 au travers des enquêtes nationales FSMAD-FFCD

Authors
Journal
Gastroentérologie Clinique et Biologique
0399-8320
Publisher
Elsevier
Publication Date
Volume
33
Issue
3
Identifiers
DOI: 10.1016/s0399-8320(09)72923-9
Disciplines
  • Economics
  • Medicine

Abstract

Introduction L’enquête menée par la FFCD en 2000 avait montré que 10 % des Hépato-Gastroentérologues (HGE) estimaient consacrer plus de 30 % de leur temps à l’oncologie digestive. Le développement des indications de chimiothérapie (CT) semble s’accompagner d’une activité croissante dans ce domaine. La Fédération des Spécialistes des Maladies de l’Appareil Digestif a réalisé une nouvelle enquête permettant une étude de l’évolution des pratiques sur 8 ans. Matériels et Méthodes Les deux enquêtes reposaient essentiellement sur l’envoi postal de questionnaires : 2 896 en 2000 et 3 714 en 2008, adressés par voie postale aux HGE français. Ils concernaient en commun le profil, le type d’exercice, la participation aux réunions de concertation pluridisciplinaire de cancérologie (RCP), la pratique de la chimiothérapie, et la participation à des essais thérapeutiques. Résultats Le taux de réponse global était de 65 % en 2000, 45 % en 2008. Les répondeurs avaient un exercice prédominant en secteur libéral (48 %), hospitalier non universitaire (27 %) et hospitalo-universitaire (15 %) et ces chiffres ne changeaient pas. Le nombre de répondeurs âgés de moins de 35 ans passait de 13 à 6 %, celui des 35-44 ans de 41 à 27 %, des 45 à 54 ans de 36 à 39 %, des plus de 54 ans de 10 à 27 %. Parmi les moins de 35 ans, le pourcentage de femmes passait de 48 à 60 %. Le taux de répondeurs se consacrant à l’oncologie digestive plus de 30 % de leur temps s’élevait de 5 à 24 % pour les libéraux, de 10 à 40 % pour les HGE des centres hospitaliers généraux (CHG), de 20 à 55 % pour les HGE de centres hospitalo-universitaires (CHU). La participation aux RCP s’élevait de 75 à 89 %. En 2008, 364 répondeurs (21,6 %) prescrivaient eux-mêmes toutes leurs chimiothérapies. L’enquête de 2000 ne permettait pas de chiffrer en nombre absolu le nombre de prescripteurs de chimiothérapies. La participation déclarée aux essais cliniques ne se modifiait globalement pas pour l’ensemble des répondeurs libéraux, des CHG et d’exercice mixte, tandis qu’elle s’élevait dans les CHU de 51 à 74 %, se rapprochant de celle des Centres de Lutte Contre le Cancer (87 %). Discussion Depuis 2000, la place de l’oncologie digestive dans l’activité des HGE s’est largement accrue : les répondeurs y consacrant plus de 30 % de leur temps a été multiplié par 3 à 5 selon le type d’exercice. C’est dans les CHU, puis les CHG qu’il semble le plus important. La participation aux RCP est devenue massive. La recherche clinique a stagné ailleurs que dans les CHU. Conclusion L’oncologie digestive est devenue une part très importante de l’activité des HGE. La mise à disposition de techniciens de recherche clinique, financés par l’Institut National du Cancer dans les CHG et les cliniques à compter de 2008 devrait permettre une meilleure participation de ces établissements aux essais cliniques. Remerciements, financements, autres Enquête 2008 financée par un don du laboratoire Sanofi-Aventis.

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