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En quoi le pharmacien, à la dispensation et ensuite, contribue-t-il à l’amélioration de la qualité de l’antibiothérapie ?

Authors
Journal
Médecine et Maladies Infectieuses
0399-077X
Publisher
Elsevier
Publication Date
Volume
33
Identifiers
DOI: 10.1016/s0399-077x(02)00439-0
Keywords
  • Antibiotiques
  • Comité Du Médicament
  • Pharmacie Hospitalière
  • Dispensation Nominative
  • Antibiotics
  • Medication Committee
  • Hospital Pharmacy
  • Nominative Dispensation
Disciplines
  • Biology
  • Economics
  • Medicine
  • Political Science

Abstract

Résumé En 1996, les recommandations de l’ANDEM sur le bon usage des antibiotiques à l’hôpital, décrivent quatre priorités pour la pharmacie, la mise en place de la dispensation nominative, l’évaluation des consommations et de la politique antibiotique, et sa participation à un comité du Médicament, partenaire du CLIN. En 2002, malgré 3 textes qui rendent ces priorités obligatoires, les processus d’accréditation des hôpitaux et d’inspection des pharmacies hospitalières mettent en évidence une application incomplète de la loi, en aval de la prescription. Pourtant, le bénéfice de la dispensation nominative appliquée à tous les antibiotiques est démontré à l’étranger et dans les travaux français publiés depuis 1996. Reprenant la méthodologie anglo-saxonne, ils montrent la contribution de cette dispensation à la sécurité et l’efficacité de l’antibiothérapie. Les principaux exemples français portent sur la participation à la maîtrise de l’évolution des résistances bactériennes, la prévention de la iatrogénie et la pharmacoéconomie des antibiotiques. Cette revue de la littérature, complétée par les expériences se développant en France, confirme le retard à l’application de la loi en 2002 dont les raisons identifiées sont d’ordre financier et politique. La loi a repris tous les critères ayant démontré leur impact sur le bon usage des antibiotiques, mais l’extension de son application est ralentie par l’insuffisance de l’informatisation de la prescription et de la dispensation et de la présence pharmaceutique dans les services. La volonté du législateur doit donc aujourd’hui être accompagnée d’une politique d’hôpital forte, affichant une détermination collective dans son classement des priorités à financer, dans l’intérêt des patients des hôpitaux français.

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