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Une forme paradoxale : le verset claudélien dans Tête d’Or

Authors
Journal
Études littéraires
0014-214X
Publisher
Consortium Erudit
Publication Date
Volume
39
Issue
1
Identifiers
DOI: 10.7202/018104ar
Source
Legacy

Abstract

La forme élue par Claudel a été nommée verset — lui parlait de vers. Elle se caractérise par une typographie qui rappelle celle du vers, la division extrême, la grande diversité de longueur d’un verset à l’autre, sans régularité métrique. La coupure se fait ou non sur une articulation logique ou sur un suspens. La recherche est celle de la variation, de l’émotion et de la discontinuité. Claudel joue ainsi entre deux règnes : entre langue écrite et langue parlée, mais aussi entre vers régulier et prose. Adaptée à ses désirs de liberté, de souffle et de mouvement, cette forme n’est pas inventée par lui, mais il se l’est appropriée. C’est ce qui permet, malgré toutes les réserves théoriques, de parler de verset claudélien.

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