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Intérêt de l’IRM cérébrale dans les exotropies précoces

Authors
Journal
Journal Français d Ophtalmologie
0181-5512
Publisher
Elsevier
Volume
31
Issue
3
Identifiers
DOI: 10.1016/s0181-5512(08)74807-1
Keywords
  • Strabismus
  • Primary Exotropia
  • Magnetic Resonance Imaging
  • Strabisme Précoce
  • Exotropie
  • Irm Cérébrale
Disciplines
  • Psychology

Abstract

Intérêt de l’IRM cérébrale dans les exotropies précoces Introduction : L’exodéviation précoce est un strabisme divergent qui apparaît du premier mois de la vie à la deuxième année. Elle peut être isolée ou associée à un contexte pathologique nécessitant alors une imagerie cérébrale à visée diagnostique et pronostique. Le but de cette étude est de rapporter le résultat de l’IRM dans l’exodéviation précoce. Patients et méthode : Quarante-sept enfants avec exodéviation précoce ont eu un bilan ophtalmologique complet (acuité visuelle, vision binoculaire, réfraction sous cycloplégique, fond d’œil) et une IRM cérébrale (moyenne d’âge de réalisation : 16 mois). La déviation a été classée en : « inférieure à 4 degrés », « comprise entre 4 et 10 degrés », « comprise entre 10 et 20 degrés », et plus de 20 degrés. » L’examen clinique a relevé l’ensemble des anomalies ophtalmologiques et générales associées. Les résultats de l’IRM ont été classés en : anomalies de la substance blanche, dilatation des espaces sous-arachnoïdiens et de Virchow Robin, anomalies de substance grise, dilatation ventriculaire, anomalie morphologique du corps calleux et du septum pellucidum, dysgénésie vermienne cérébelleuse et du tronc cérébral, tumeurs et kystes arachnoïdien. Résultats : Il existait une corrélation statistiquement significative entre l’importance de la déviation strabique et les anomalies retrouvées à l’IRM. Parmi les patients, 76,6 % présentaient un désordre ophtalmologique associé : nystagmus, position vicieuse de la tête, torticolis, paralysie oculo-motrice, ptosis, amblyopie, syndrome de Stilling Duane, d’albinisme, cataracte congénitale et rétinite pigmentaire. Les anomalies papillaires étaient nombreuses (38,3 %). Un contexte pathologique général associé était retrouvé chez 61,7 % : dysmorphie faciale, plagiocéphalies, convulsions, anomalies chromosomiques, dyspraxie oculo-motrice, retard psychomoteur. Tous avaient une IRM anormale dans ce groupe. Sur l’ensemble des enfants, 27,7 % sont nés prématurément et 31,9 % ont eu une souffrance fœtale et néonatale. Seuls trois patients présentaient une exotropie isolée. Trente-quatre imageries soit 72,3 % des IRM étaient anormales. Les pathologies de la substance blanche et de la substance grise représentaient respectivement 61,8 % et 41,2 % des anomalies. Il existait 17,6 % d’anomalie morphologique du corps calleux. Conclusion : Cette étude met en évidence l’existence d’un contexte clinique pathologique et montre l’apport fondamental de l’IRM cérébrale dans l’exodéviation précoce.

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