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De la « surface trompeuse » à l’agréable imposture. Le visage au XVIIe siècle

Authors
Journal
Intermédialités Histoire et théorie des arts des lettres et des techniques
1705-8546
Publisher
Consortium Erudit
Publication Date
Issue
8
Identifiers
DOI: 10.7202/1005539ar
Disciplines
  • Literature

Abstract

Longtemps considéré comme un genre inférieur, le portrait peint suscite, au XVIIe siècle, un engouement de plus en plus marqué chez un public de clients et d’amateurs. Or la théorie du portrait ne cesse d’entrer en dialogue avec les textes scientifiques ou religieux, philosophiques ou littéraires. Cet article met en évidence les enjeux théoriques reliés à la représentation du visage pour ensuite examiner de quelle façon les romans, récits et pièces du XVIIe siècle reprennent les principaux lieux communs du portrait peint, qu’il s’agisse du portrait comme substitut de la présence de l’autre, du problème de la comparaison entre le modèle et l’image peinte, l’original et la copie, l’être et le paraitre, ou de celui de la mise en scène de soi et de la vanité. Pareil tableau permet de montrer en quoi le portrait est un lieu ou s’incarnent à la fois les plus vives espérances sur les possibilités d’une représentation du visage susceptible de livrer l’intimité dans la plus parfaite transparence et les plus grandes inquiétudes théoriques au sujet d’un monde dominé par les apparences. Ce sont ces différentes tensions qui sont ensuite étudiées à partir de deux textes de Charles Sorel : Le berger extravagant (1627) et La description de l’isle de portraiture et de la ville des portraits (1659).

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