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L'écriture slave primitive et les plus anciens monuments épigraphiques glagolitiques

Authors
Publisher
Old Church Slavonic Institute
Publication Date
Disciplines
  • Geography

Abstract

L'écriture slave primitive et les plus anciens monuments épigraphiques glagolitiques L'auteur passe en revue les problèmes relatifs à l'origine et l'évolution des écritures slaves, glagolitique et cyrillique, et analyse les résultats des recherches récentes. Les constatations qui, par mérite de V. Jagić et de son école, étaient largement adoptées et selon lesquelles l'alphabet glagolitique provenait de la minuscule grecque onciale, tandis que l'alphabet cyrillique prit sa naissance de l'ecriture grecque onciale avec des caractères non-grecs empruntés à l'écriture glagolitique, sont maintenant contestées par de nouvelles théores. En Particulier certains savants russes n'acceptèrent pas idée concernant la primauté de l'écriture glagolitique, interprétant le terme "russkymi pismeny" dans la Vie de Cyrille, comme la prevue de l'existence d'une écriture slave (russe) avant Cyrille. Ils tiennent que cette écriture était précurseur de l'écriture cyrillique ou glagolitique et ils basent cette théorie sur des caractères anciens, comme p. e. des signes "pričernomorski" (trouves au bord de la Mer Noire), runes et certains signes énigmatiques. Le savant bulgare E. Georgiev défend avec persistance la théorie selon laquelle l'écriture cyrillique aurait été systématisée déjà avant Cyrille, tandis que Cyrille était auteur de l'alphabet glagolitique. Les uns admettent l'opinion selon laquelle Cyrille avait librement crée la glagolite (Trubetckoy, Eckhardt et autres); le savant russe E. Gransterm confronte les caractères glagolitiques aux signes cryptographiques grecs usagés dans la littérature astrologique, médicinale et philologique. Il y avait aussi quelques tentatives de faire dévrier l'écriture glagolitique du latin, des formes géométriques et des symboles différents. L'auteur est enclin à partager l'opinion relative à la création spontanée de l'écriture glagolitique, mais il attribue une importance particulière à la reconstruction du système phonologique qui sert de base au système graphique de l'écriture slave primitive. Cette reconstuction dont s'occupaient Durnovo, Trubeckoy, Horálek, Tkadlčik et autres, prouve la priorité de l'écriture glagolitique qui avait été crée pour le dialecte de Salonique de la langue macédonienne... Il y a trois régions de la glagolite: moravienne-bohémienne, bulgare-macédonienne et croate. Leurs écritures manifestant leur unité, démontrent en même temps des variantes dans la structure et dans les détails des formes. L'opinion dominante consideère que le type primitif est celui du système d'ecriture sous la ligne avec caractère oncial dans les Feuillets de Kiew et que le type d'écriture minuscule plus évoulée est celui des monuments macédoniens. La glagolite croate qui comporte des éléments des systèmes mentionnés se trouve à mi-chemin entre ces deux types. Les variantes morphologiques n'offerent pas de critère suffisant pour la classification des types d'écriture selon les régions géographiques, étant donné qu'elles apparaissent parallèlement dans une même région. Les caracteres de la glagolite primitive étaient probablement de type modéré arrondi, tandis que l'ecriture glagolitique macédonienne postérieure de même que la glagolite croate ont successivement dévéloppé des formes angulaires. L'apparition parallèle de l'écriture glagolitique et de la cyrillique démontre des influences réciproques inévitables ce qui se manifeste sur de divers niveaux. Les monuments épigraphiques quant au caractère de l'écriture sont les témoins plus sûrs que les manuscrits, car ils sont plus étroitement liés avec la région d'où ils proviennent, et moins liés à la tradition que les textes sacrés. Le plus grand nombre de monuments épigraphiques glagolitiques a été conservé jusqu'à la fn du 12e siècle dans les régions occidentales croates, mais ils ne peuvent pas être datés avant la fin du 11e siècle. Des monuments bien modestes par leur apparence, mais d'une grande par leur ancienneté et leur valeur paléographique sont ceux qui ont été découverts dans la capitale bulgare de Preslav, qui remontrent jusqu'à l'anée 893. Le savant bulgare Ivan Gošev a trouvé dans ces monuments quelques graffitis glagolitiques et quelques inscriptions cyrilliques dans lesquelles des caractères non-grecs son représentés par des caractères glagolitiques. Contrairement à la théorie de Georgiev, Gošev, en utilisant ces matériaux, a prouvé que les graphèmes non-grecs dans l'ecriture cyrillique proviennent de l'ecriture glagoltiqie antérieure. L'auteur a présénte ces matériaux glagolitiques de Preslav d'après Gošev dans un tableau qui se trouve dans le texte. Quant aux monuments épigraphiques croates l'auteur en analyse huit inscriptions en pierre du 11e au 12e siècle, parmi lesquelles la Table de Baska a la plus grande importance. Ce monument démontre le plus évidemment la pénétration des éléments cyrilliques dans la glagolite croate. En Russie il n'y a que deux graffitis glagolitiques - notamment à Novgorod; en Roumanie il y a un petit graffiti à Dobrudja et en Macédoine, ce qui surprend - une seule inscription en cyrillique-glagolitique sur une colonne dans l'eglise de St. Naoum au bord du lac d'Ohrid.

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