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Dermatose éosinophilique associée aux hémopathies : étude clinique, histopathologique et immunohistochimique de six cas

Authors
Journal
Annales de Dermatologie et de Vénéréologie
0151-9638
Publisher
Elsevier
Publication Date
Volume
137
Issue
3
Identifiers
DOI: 10.1016/j.annder.2010.02.001
Keywords
  • Dermatose éosinophilique Associée Aux Hémopathies
  • Leucémie Lymphoïde Chronique
  • Lymphome Du Manteau
  • Piqûres D’Insectes
  • Eosinophilic Dermatosis Associated With Haematological Disease
  • Chronic Lymphocytic Leukaemia
  • Mantle-Cell Lymphoma
  • Insect Bites
Disciplines
  • Medicine

Abstract

Résumé Introduction La dermatose éosinophilique associée aux hémopathies (DEH), anciennement appelée réaction exagérée aux piqûres d’insectes, est une dermatose prurigineuse observée le plus souvent au cours de la leucémie lymphoïde chronique (LLC). Nous en décrivons six observations associées à diverses hémopathies. Malades et méthodes Nous avons étudié rétrospectivement les dossiers des malades de notre centre atteints de DEH entre 2004 et 2009, avec relecture des lames histologiques. Résultats La moyenne d’âge au moment de l’éruption était de 75,6 ans. Trois malades étaient porteurs d’une LLC, deux d’un lymphome du manteau (LM), un d’un lymphome de type mucosa associated lymphoid tissue (MALT). L’éruption était très polymorphe, faite de papules et de plaques érythémateuses, urticariennes et prurigineuses, contemporaine ou postérieure au diagnostic de l’hémopathie. Elle précédait une récidive de l’hémopathie chez trois malades. La biopsie cutanée révélait un infiltrat dermique dense constitué de lymphocytes T CD4+ et d’éosinophiles. Trois cas présentaient l’originalité d’un infiltrat lymphocytaire T dense dans l’épithélium des follicules pileux, imitant un lymphome T pilotrope. Dans la majorité des cas, la DEH disparaissait après une chimiothérapie adaptée de l’hémopathie. Discussion Notre série montre que la présentation clinique de la DEH est polymorphe. L’apparition d’une DEH doit faire craindre la rechute d’une hémopathie B connue, voire inciter à la rechercher. Le traitement le plus efficace de cette dermatose semble être le traitement de l’hémopathie par une chimiothérapie adaptée. Le mécanisme pourrait être celui d’une réaction d’hypersensibilité médiée par une population T-helper 2 (Th2) réactionnelle à l’hémopathie B, entraînant une libération de cytokines dont l’interleukine (IL)-5, à l’origine d’une éosinophilie tissulaire.

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