Affordable Access

Publisher Website

Des cadavres apparents

Authors
Journal
Frontières
1180-3479
Publisher
Consortium Erudit
Publication Date
Volume
23
Issue
1
Identifiers
DOI: 10.7202/1004027ar
Disciplines
  • Political Science

Abstract

Des cadavres apparents Érudit est un consortium interuniversitaire sans but lucratif composé de l'Université de Montréal, l'Université Laval et l'Université du Québec à Montréal. Il a pour mission la promotion et la valorisation de la recherche. Érudit offre des services d'édition numérique de documents scientifiques depuis 1998. Pour communiquer avec les responsables d'Érudit : [email protected] Article Hans-Jürgen Greif Frontières, vol. 23, n° 1, 2010, p. 79-83. Pour citer cet article, utiliser l'information suivante : URI: http://id.erudit.org/iderudit/1004027ar DOI: 10.7202/1004027ar Note : les règles d'écriture des références bibliographiques peuvent varier selon les différents domaines du savoir. Ce document est protégé par la loi sur le droit d'auteur. L'utilisation des services d'Érudit (y compris la reproduction) est assujettie à sa politique d'utilisation que vous pouvez consulter à l'URI http://www.erudit.org/apropos/utilisation.html Document téléchargé le 15 February 2014 04:28 « Des cadavres apparents » AUTOMNE 2010 79 FRONTIÈRES ⁄ VOL. 23, No 1 R e g a R d s DES CADAVRES APPARENTS Hans-Jürgen Greif, Ph.D., professeur associé, Département des littératures, Université Laval. Dans son tout nouveau livre, Histoires de jardin, un ravissant recueil d’essais sur les affres, les peines et les joies que peuvent nous offrir les jardins, Eva Demski raconte que, lors d’un voyage à Paris, elle n’avait pas remarqué l’indication routière pour Verdun. Je n’avais jamais encore rencontré une terre aussi sombre, aussi hostile que celle-ci. Les massacres remontaient à plu- sieurs décennies, mais la terre semblait ne pas s’être remise de ce qu’elle avait dû absorber. On pourrait croire qu’une végétation particulièrement luxuriante envahit les champs de la mort. Ici, ce n’était pas le cas. […] La terre trop nourrie des vrais cimetières est plus aimable ; elle donne ce qu’elle peut aux petits quadrilatères qui les constituent. Dans un c

There are no comments yet on this publication. Be the first to share your thoughts.