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Commerce de détail : la dispersion des marges exprime la variété des services rendus

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Abstract

[fre] L'activité commerciale est rémunérée par la marge brute, différence entre la valeur des ventes et la valeur d'achat des produits vendus. Cette marge rapportée aux ventes, ou taux de marque, dépend naturellement de la concurrence qui s'exerce sur le marché, mais aussi de la nature des services rendus par le commerçant. Chez les bouchers- charcutiers, le taux de marque est de 26 % pour le simple achat-revente de viande, mais il est de 41 % pour la confection de charcuterie artisanale. De façon similaire, le détaillant qui s'approvisionne directement auprès d'un producteur pratique des marges plus élevées que celui qui achète à un grossiste. Par ailleurs, au sein du grand commerce d'alimentation générale, le taux de marque décroît quand augmente la surface de vente : le coût unitaire de distribution est plus faible dans l'hypermarché que dans la « supérette ». . En évolution, les taux de marque sectoriels ne retracent pas seulement des effets-prix. Ils traduisent également les mutations de l'appareil commercial : développement de la vente en grandes surfaces notamment. . Dans le passé récent, ce sont le plus fréquemment les entreprises pratiquant soit un taux de marque très faible soit, au contraire, un taux de marque élevé, impliquant un fort contenu en service commercial, qui se sont développées ou ont résisté. La pression de la concurrence est cependant sensible sur les marges, surtout dans les secteurs où elle s'exerce sur les mêmes gammes de produits : l'électro-ménager par exemple. Son effet se généralise lorsque la conjoncture est défavorable, comme c'est le cas en 1983. [eng] Retail trade Margin dispersion expresses the variety of services rendered $6 - Commercial activity is remunerated by "gross margin", the difference between the sales price and the purchase price of products sold. This margin related to sales, or "brand rate", naturally depends on the competition that exists on the market, but it also depends on the services rendered by the merchant. Among butchers-delicatessen dealers, the brand rate is 26 % for the simple purchase-resale of meat, but it is 41 % for store-made delicatessen products. Similarly, the retailer supplied directly by a producer realizes higher margins than those who buy from a wholesaler. Furthecmore, in the large-scale general food trade, the brand rate decreases with the increase of the surface area : the distribution unit cost is lower in the hypermarket than in the self-service grocery store. . In their evolution, brand rates by sector do not delineate only price effects. They also show the mutations of the commercial apparatus : particularly the development of sales in large- scale stores. . In the recent past, the businesses which have developed or shown good resistance most frequently have been those that have followed a stratégie of either a low brand rate or, on the contrary, a high brand rate (implying a large amount of commercial service). The pressure of competition on margins, however, is considerable, above all in the sectors where it exists in the same ranges of products : electrical appliances, for example. Its effect becomes widespread when there is an unfavorable economic situation, as was the case in 1983. [spa] Comercio por menor. La dispersión de los márgenes exprime la variedad de los servicios prestados - La actividad comercial esta remunerada por el margen en bruto, diferencia entre el valor de las ventas y el valor adquisitivo de los productos vendidos. Este margen relacionado con las ventas, o tasa de marca depende, por supuesto, de la competencia en el mercado si no también de la naturaleza de los servicios prestados por el comerciante. Entre carniceros-charcuteros, la tasa de marca es de un 26 % para la mera compra-venta de carne mas se eleva al 41 % para la elaboraciôn de charcuteria artesanal. Asimismo, el detallista que se provee directamente de un productor practica márgenes más elevados que el que compra a un mayorista. Aderhas en el seno de un gran comercio alimentario general, la « tasa de marca » decrece al incrementarse el área de venta : el coste unitario de distribución es menos elevado en un « hipermercado » que en una « superette ». . En evolución, las « tasas de marca » sectoriales no trazan tan solo efectos- precios. También senalan los cambios del instrumento comercial : desarrollo de ventas en grandes áreas mayormente. . En tiempos pasados recientes, son, más a menudo, las empresas las que ponen en practica bien sea una « tasa de marca » muy baja, bien sea, por lo contrario, una elevada « tasa de marca » lo cual implica un fuerte contenido de servicio comercial que se fueron desarrollando o resistieron. La presión de la competencia no obstante se hace sentir en los márgenes mayormente en los sectores en los que actúan en las mismas gamas de productos : los electro-domésticos por ejemplo. Su efecto se va generalizando al ser la coyuntura poco favorable, tal como fue el caso en 1983-86.

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