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Mon cimetière de morts-vivants

Authors
Publisher
Publications Gaëtan Lévesque
Publication Date
Disciplines
  • Communication
  • Political Science

Abstract

Mon cimetière de morts-vivants Érudit est un consortium interuniversitaire sans but lucratif composé de l'Université de Montréal, l'Université Laval et l'Université du Québec à Montréal. Il a pour mission la promotion et la valorisation de la recherche. Érudit offre des services d'édition numérique de documents scientifiques depuis 1998. Pour communiquer avec les responsables d'Érudit : [email protected] Article Jean-François Aubé XYZ. La revue de la nouvelle, n° 89, 2007, p. 27-32. Pour citer cet article, utiliser l'information suivante : http://id.erudit.org/iderudit/3167ac Note : les règles d'écriture des références bibliographiques peuvent varier selon les différents domaines du savoir. Ce document est protégé par la loi sur le droit d'auteur. L'utilisation des services d'Érudit (y compris la reproduction) est assujettie à sa politique d'utilisation que vous pouvez consulter à l'URI http://www.erudit.org/apropos/utilisation.html Document téléchargé le 16 February 2014 03:44 « Mon cimetière de morts-vivants » Mon cimetière de morts-vivants Jean-François Aube C 'ÉTAIT QUELQUE CHOSE comme de la salade pourrie ; on aurait dit que des oignons desséchés avaient moisi là-dedans, au milieu des contacts électriques. J'avais découvert la prove- nance de ce maudit effluve et me résignai à le subir. S'il était tentant de se demander comment une odeur aussi répugnante avait pu se loger dans un simple micro, je décidai de ne pas poursuivre plus loin les investigations, pressentant que cela allait m'amener à tirer des conclusions peu édifiantes à propos de mon haleine en spectacle. Car ce micro était le mien. Je me retournai: le pauvre percus- sionniste Côté tentait par tous les diables de me demander, avec son visage, ce qui se passait. Même si tous ses efforts de communication n'engageaient que ses sourcils, il perdit le fil et, de quelques coups de bass drum superflus, gâcha le premier couplet de notre dernière chanson. « La terre sous mes pieds

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