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Rêver chez l'enfant et dans les pathologies organiques, les apports de Sami-Ali

Authors
Publication Date
Keywords
  • Social & Behavioral Sciences
  • Psychology :: Treatment & Clinical Psychology [H13]
  • Sciences Sociales & Comportementales
  • Psychologie :: Traitement & Psychologie Clinique [H13]
Disciplines
  • Psychology

Abstract

(Le coq Héron) Rêver chez l'enfant et dans les pathologies organiques, les apports de Sami-Ali Jean-Marie Gauthier Conscience et fonction du rêve chez l'enfant Comme c'est le cas le plus souvent, s'interroger sur l'existence du rêve chez l'enfant va nous amener à poser des questions sur les fondements mêmes de la psychopathologie, quel que soit l'âge de son apparition. Les questions en psychopathologie de l'enfant amènent quasi systématiquement à mettre en doute toute une série de présupposés qui, la plupart du temps, nous apparaissent comme évidents ou « naturels » lorsqu'on se limite à interroger le rêve chez les adultes. Une fois de plus, sans doute, la psychologie de l'enfant, de son développement et de celui des fonctions psychiques en voie de constitution peut aider à mieux comprendre et cerner certains nœuds ou questions difficiles de la psychopathologie en général. En effet, on nous pose souvent la question de savoir à quel âge un enfant commence à rêver et cette simple question, d'apparence banale, soulève déjà à elle seule bien des difficultés. Les hypothèses de Freud C'est bien entendu Sigmund Freud qui, le premier, a attiré notre attention sur la présence de rêves chez l'enfant. Il n'est sans doute pas utile de rappeler ici la théorie générale de Freud à propos du rêve, rappelons simplement que, pour lui, le rêve est avant tout la manifestation de la réalisation hallucinatoire d'un désir. On pourrait dire, de ce point de vue, que Freud manifeste une tendance rousseauiste à considérer l'enfant comme plus simple et moins compliqué que l'adulte, comme vivant forcément dans une sorte de spontanéité naïve. Le Coq-Héron 191 II semble alors tout naturel de supposer que l'expression du désir chez l'enfant serait plus directe dans ses rêves, moins complexe et contournée que chez les adultes. Il leur manquerait la nécessité de devoir cacher des désirs qui restent dès lors plus évidents, et fait perdre au rêve son caractère

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