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Tête d'Apollon. Marbre antique. Fragment d'une statue colossale. planche XLVIII

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Publication Date
Keywords
  • Napol
  • Photographie
Disciplines
  • History

Abstract

Les soixante-trois planches réunies ici par la maison Goupil sont un choix opéré dans une des collections d'art, ancien et moderne, les plus illustres de la première moitié du XIX e siècle, celle du comte James-Alexandre de Pourtalès-Gorgier (1776-1855). Selon sa volonté, elle devait être dispersée aux enchères dix ans après sa mort, ce qui fut fait en plusieurs vacations entre les mois de février et avril 1865. La publication quelques mois auparavant des plus importantes pièces offertes à la convoitise des grands collectionneurs et musées était à la fois une publicité pour la vente à venir et le mémorial d'une collection encore intacte. La maison fondée par Adolphe Goupil, mieux connue depuis quelques années grâce au travail accompli par les responsables du musée Goupil - Conservatoire de l'image industrielle, à Bordeaux, avait pris de l'ampleur depuis le milieu des années 1850 en étendant son activité du commerce de l'estampe et de la peinture à celui de la reproduction photographique. Après quelques tâtonnements, la maison s'orienta durablement vers la reproduction d'œuvres contemporaines, et le premier fleuron en fut dès 1858 L'Œuvre de Paul Delaroche reproduite en photographie par Bingham . À partir des années 1860, au rythme de plus d'un millier par an, la firme commercialise les reproductions des œuvres des peintres en vogue, des célébrités du Salon, et en particulier de Jean-Léon Gérôme, que des liens familiaux unissent aux Goupil. La publication de la collection Pourtalès fait donc figure d'exception mais peut s'expliquer par les accointances entre Goupil et Paul Delaroche d'une part et Delaroche et Pourtalès de l'autre. La peinture de Delaroche est systématiquement reproduite en gravure puis en photographie par Goupil entre 1828 et 1865, y compris, évidemment, le portrait du comte de Pourtalès publié en 1858. Le lien se matérialise par la présence, à la fois dans le portrait et dans l'album de 1863, de la même splendide tête antique d'Apollon, fleuron de la collection, acquise par le British Museum à la vente. Une entente entre les héritiers du collectionneur et Goupil pour préparer la vente tout en produisant un album de référence paraît donc vraisemblable. Les planches sont produites entre novembre 1862 et février 1863 : "Cet ouvrage est publié en cinq livraisons comprenant chacune 12 planches, format grand-infolio, et paraissant le 1 er de chaque mois, à partir du 1 er octobre 1862. 60 francs la livraison." La vente de 1865 constitua un événement dans le monde des arts et le musée du Louvre, à l'instigation de Mérimée entre autres, acquit ou essaya d'acquérir de nombreuses pièces. Il est donc tout naturel que la bibliothèque du Louvre ait souhaité posséder l'album de cette collection, sujet récurrent des conversations durant des mois. Un exemplaire en fut envoyé au château de Fontainebleau. Les historiens de Goupil ne mentionnent pas cet album, et on peut penser que son extrême rareté reflète, dès l'origine, une diffusion restreinte et circonstancielle.

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