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Nocturnal hypoglycaemias in type 1 diabetic patients : what can we learn with continuous glucose monitoring ?

Authors
Publisher
Faculté de biologie et de médecine Université de Lausanne UNIL - Bugnon Rue du Bugnon 21 - bureau 4111 CH-1015 Lausanne SUISSE: Université de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
Publication Date

Abstract

Rapport de synthèse : Hypoglycémies nocturnes chez les patients diabétiques de type 1 : que pouvons-nous apprendre de la mesure de la glycémie en continu ? But : les hypoglycémies nocturnes sont une complication majeure du traitement des patients diabétiques de type 1; des autocontrôles de la glycémie capillaire sont donc recommandés pour les détecter. Cependant, la majorité des hypoglycémies nocturnes ne sont pas décelées par un autocontrôle glycémique durant la nuit. La mesure de la glycémie en continu (CGMS) est une alternative intéressante. Les buts de cette étude rétrospective étaient d'évaluer la véritable incidence des hypoglycémies nocturnes chez des patients diabétiques de type 1, la meilleure période pour effectuer un autocontrôle permettant de prédire une hypoglycémie nocturne, la relation entre les hyperglycémies matinales et les hypoglycémies nocturnes (phénomène de Somogyi) ainsi que l'utilité du CGMS pour réduire les hypoglycémies nocturnes. Méthode : quatre-vingt-huit patients diabétiques de type 1 qui avaient bénéficié d'un CGMS ont été inclus. Les indications au CGMS, les hypoglycémies nocturnes et diurnes ainsi que la corrélation entre les hypoglycémies nocturnes et les hyperglycémies matinales durant le CGMS ont été enregistrées. L'efficacité du CGMS pour réduire les hypoglycémies nocturnes a été évaluée six à neuf mois après. Résultats : la prévalence des hypoglycémies nocturnes était de 67% (32% non suspectées). La sensibilité d'une hypoglycémie à prédire une hypoglycémie nocturne était de 37% (OR = 2,37, P = 0,001) lorsqu'elle survient au coucher (22-24 h) et de 43% lorsqu'elle survient à 3 h (OR = 4,60, P < 0,001). Les hypoglycémies nocturnes n'étaient pas associées à des hyperglycémies matinales, mais à des hypoglycémies matinales (OR = 3.95, P < 0.001). Six à neuf mois après le CGMS, les suspicions cliniques d'hypoglycémies nocturnes ont diminué de 60% à 14% (P < 0.001). Abstract : Aim. - In type 1 diabetic patients (TIDM), nocturnal hypoglycaemias (Nlï) are a serious complication of T1DM treatment; self-monitoring of blood glucose (SMBG) is recommended to detect them. However, the majority of NH remains undetected on an occasional SMBG done during the night. An alternative strategy is the Continuous glucose monitoring (CGMS), which retrospectively shows the glycaemic profile. The aims of this retrospective study were to evaluate the true incidence of NH in TiDM, the bèst SMBG time to predict NH, the relationship between morning hyperglycaemia and N$ (Somogyi phenomenon) and the utility of CGMS to reduce NH. Methods. -Eighty-eight T1DM who underwent a CGMS exam were included. Indications for CGMS evaluarion, hypoglycaemias and correlation with morning hyperglycaemias were recorded. The efficiency of CGMS to reduce the suspected NH was evaluated after 6-9 months. Results. -The prevalence of NH was 67% (32% of them unsuspected). A measured hypoglycaemia at bedtime (22-24 h) had a sensitivity of 37% to detect NH (OR = 2.37, P = 0.001), while a single measure <_ 4 mmol/l at 3-hour had a sensitivity of 43% (OR = 4.60, P < 0.001). NH were not associated with morning hyperglycaemias but with morning hypoglycaemias (OR = 3.95, P < 0.001). After 6-9 months, suspicions of NH decreased from 60 to 14% (P < 0.001). Conclusion. - NH were highly prevalent and often undetected. SMBG at bedtime, which detected hypoglycaemia had sensitivity almost equal to that of 3-hour and should be preferred because it is easier to perform. Somogyi phenomenon was not observed. CGMS is useful to reduce the risk of NH in 75% of patients.

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