SOS Forêts tropicales

Des satellites pour préserver les forêts

Le satellite SPOT dédié à l'observation de la Terre, a permis à la France de cartographier l'ensemble de la forêt Guyanaise. Aujourd'hui, les chercheurs estiment la biomasse des forêts à partir des données satellitaires. Mardi 16 avril, au Café du Pont-Neuf (Paris) le CNES organise une rencontre dès 19h30 avec deux experts 'espace et développement'. Ils reviendront sur ces satellites qui veillent sur les forêts.

Le satellite SPOT dédié à l'observation de la Terre, a permis à la France de cartographier l'ensemble de la forêt Guyanaise. Aujourd'hui, les chercheurs estiment la biomasse des forêts à partir des données satellitaires. Mardi 16 avril, au Café du Pont-Neuf (Paris) le CNES organise une rencontre dès 19h30 avec deux experts 'espace et développement'. Ils reviendront sur ces satellites qui veillent sur les forêts.

 

SOS forets tropicales tiphaine rivière

SOS-forêts tropicales par Tiphaire Rivière (Bureau 14)

 

Le satellite pour l'observation de la Terre (SPOT) a des missions diversifiées sur le territoire. Avec 20% des émissions mondiales en CO2 provenant de la déforestation, les satellites optiques sont devenus un outil indispensable pour surveiller les forêts. « Des programmes de recherche sont en cours sur le sujet. Nous accompagnons et formons également des pays en développement à l'utilisation des données satellitaires pour le suivi de leurs forêts » explique Benoît Mertens, chercheur à l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Ces images vues du ciel permettent en effet de repérer les exploitations forestières à l'échelle industrielle et d'organiser la répression contre la déforestation à moindre coût.

 

La France était le seul pays signataire du protocole de Kyoto à posséder une forêt tropicale sur son territoire. Pour être en adéquation avec ses engagements de réduction d'émission de CO2, elle devait pouvoir évaluer et cartographier ses forêts. Grâce au satellite SPOT, elle a pu définir en 2006 la première carte de la forêt Guyanaise. Elle a fait une estimation de la capacité de stockage en carbone qu'elle a soumis aux experts du protocole de Kyoto. « C'était la première fois que des chiffres provenant uniquement de la télédétection emportaient une validation Internationale » analyse Aurélie Sand, experte transverse espace et développement au CNES.

 

Les satellites d'observations permettent aux chercheurs de mieux définir et d'estimer la capacité de stockage en carbone des forêts tropicales. Crédit image : Arbre évolution

 

« La France a été précurseur pour l'utilisation de ce genre de satellites d'observation. Ce savoir-faire est largement exporté. On retrouve d'autres satellites du même type aux quatre coins du monde », explique Aurélie Sand. Pour estimer la quantité en biomasse des forêts, d'autres projets sont en cours de développement. La France participe notamment à un programme de l'Agence Spatiale Européenne (ESA), Sentinel-2, qui verra le jour en 2014. Quelles sont les promesses de ces nouveaux satellites ? Quels enjeux pour nos forêts et pour la lutte contre le réchauffement climatique ?

 

Mardi prochain, lors d'un Mardi de l'espace dédié à « SOS Forêts Tropicales » ces deux experts nous en expliqueront un peu plus. Comment ces satellites opèrent pour sauvegarder les forêts et pour estimer la quantité de biomasse ? Rendez-vous le 16 avril, au Café du Pont-Neuf, à 19h30, ou sur Twitter grâce au hashtag #CNESTweetup !

 

Pour en savoir plus :

Article du CNES "Des satellites au chevet de la forêt amazonienne".