Soigner grâce au spatial – 1er Mardi de l’espace 2014 !

Le prochain Mardi de l’espace, le 21 janvier, portera sur les applications des observations médicales en microgravité pour mieux comprendre les enjeux de l’inactivité physique sur Terre.

Surveiller les astronautes pour mieux comprendre les mécanismes du corps sur Terre. Les voyages spatiaux offrent un modèle unique d’inactivité physique extrême. Les pathologies concernées sont les risques cardiovasculaires, l’ostéoporose mais aussi les maladies métaboliques telles que l’obésité ou le diabète. À l’occasion du prochain Mardi de l’espace du CNES, deux experts, Stéphane Blanc du CNRS et Guillemette Gauquelin-Koch du CNES, viendront discuter de l’importance de la recherche spatiale en matière de sédentarité. Un enjeu de plus en plus pressant.

Surveiller les astronautes pour mieux comprendre les mécanismes du corps sur Terre. Les voyages spatiaux offrent un modèle unique d’inactivité physique extrême. Les pathologies concernées sont les risques cardiovasculaires, l’ostéoporose mais aussi les maladies métaboliques telles que l’obésité ou le diabète. À l’occasion du prochain Mardi de l’espace du CNES, deux experts, Stéphane Blanc du CNRS et Guillemette Gauquelin-Koch du CNES, viendront discuter de l’importance de la recherche spatiale en matière de sédentarité. Un enjeu de plus en plus pressant.

Source : NASA Spinoff

Seriez-vous prêt à rester alité plus de 3 mois d’affilée ? Si oui,  la médecine recherche régulièrement des candidats pour ce type d’expériences. L’objectif est l’observation des  effets de  l’inactivité physique ou de l’impesanteur sur le corps humain. Mais le cobaye idéal pour ce genre d’étude est l’astronaute. Impesanteur et confinement infligent au corps des conditions extrêmes qui s’apparentent à un manque de mouvement à long terme. En microgravité, le corps n’a plus à « lutter » contre la force gravitationnelle de la Terre. Les muscles et les os sont moins sollicités. Pour contrer les effets de ce manque d’activité, les astronautes effectuent en moyenne deux heures de sport par jour.

« L’inactivité physique va devenir un enjeu sanitaire d’envergure. Il devient de plus en plus crucial de mieux connaître les conséquences métaboliques, musculaires et osseuses de l’inactivité » explique Guillemette Gauquelin-Koch, responsable des programmes sciences de la vie au CNES. Les personnes en surpoids représentent désormais plus d’un tiers de la population mondiale. « Les gens ne font plus suffisamment de sport. C’est pourtant essentiel ». Sans exercice, le corps peut développer des pathologies graves. La progression inquiétante des cas d’obésité et de diabète est un signal d’alarme.

Les expériences dans l’espace ont l’avantage de présenter un environnement qui recrée en peu de temps ce que le manque de mouvement à long terme peut entrainer sur le corps humain. Elles offrent un terrain d’observation très intéressant mais également très contraignant. « Les contraintes techniques et administratives sont très lourdes. Seulement 1 à 2 astronautes par an participent à ce genre de programme. Entre le moment où l’expérience est proposée et l’obtention des résultats, les délais peuvent s’étaler sur 5 à 10 années », explique Stéphane Blanc, directeur adjoint scientifique du CNRS, spécialiste des muscles, du métabolisme et de la nutrition dans les conditions extrêmes.

Les deux experts qui seront présents pour ce Mardi de l’Espace sont régulièrement amenés à travailler ensemble. En 2013, ils ont participé au projet Mice Telemetry on Bion (MTB). Le CNES, en coopération avec l’Institut des problèmes biomédicaux (IMBP) de Moscou, a envoyé un équipage de 15 souris faire un voyage d’un mois à bord d’un bio-satellite. « Des biopsies musculaires ont notamment été pratiquées. Elles sont encore rarement autorisées sur les astronautes » explique Stéphane Blanc.

Comment le corps humain réagit-il à l’inactivité physique extrême? Quels dangers pour la santé ? Quelles sont les perspectives des prochaines expériences menées en impesanteur ? Quelles avancées présentes et futures ? Pour discuter de ces questions, le CNES, MyScienceWork et le Bar des sciences vous invitent à venir participer à la soirée du prochain Mardi de l’Espace, le 21 janvier, au Café du Pont Neuf à 19h30. Vous pouvez également suivre l’événement sur Twitter via le hashtag #CNESTweetup.