Pour des avancées scientifiques et technologiques soutenables et ouvertes

[Du 30 septembre au 4 octobre 2013] Note de la rédaction : la semaine scientifique de MyScienceWork

Aujourd’hui, la publication d’un texte dans la revue Science [en anglais], a provoqué un tollé dans la communauté Open Access. La vitesse à laquelle les avancées scientifiques progressent est parfois étourdissante. Que ce soit en médecine, en technologie ou dans bien d’autres domaines, les progrès se font parfois si vite que les mots pour les décrire précisément manquent. Retour sur un ensemble d'évolutions qui font avancer la recherche.

Aujourd’hui, la publication d’un texte dans la revue Science [en anglais], a provoqué un tollé dans la communauté Open Access. Présenté par beaucoup comme un travail de recherche, l'article en question n'est en fait qu'un écrit journalistique. Dans le cadre d'une enquête sur les pratiques dans le domaine de l'édition scientifique, l'auteur de la supercherie a proposé une étude bidon à de nombreuses revues OA. La moitié l’ont acceptée pour publication malgré le fait que l’article manquait de toute évidence de sérieux: le chercheur, auteur présumé de la recherche sur lequel l'article se base, n’existe d'ailleurs même pas.

Cette enquête est toutefois clairement partiale car elle ne vise que des revues OA mais aucune revue traditionnelle. D'ailleurs, cela rappelle étrangement l'étude 'arsenic life' qui avait dévoilé les failles du peer-review du magazine Science. Les éditeurs prédateurs existent dans le milieu de l’Open Access, certes, mais il ne s’agit que d’une catégorie d’acteurs à l’approche très différente de celle de l’Open Access comme nous le concevons. Le leader de l'édition OA par voie dorée, PLOS, n'a d'ailleurs pas accepté de publier l'étude proposée par le journaliste.

Mais tout ce qui ne nous tue par nous rend plus fort: Des leçons doivent être tirées de cette histoire. La communauté de l'édition a besoin d'outils plus solides pour identifier les publications en Open Access et les éditeurs fiables, et pour renforcer le procédé du peer-review. 

L’occasion pour MyScienceWork de mettre en avant sa dernière interview qui présente un exemple du potentiel d’un Open Access attentif et efficace. Voir ci-dessous :

[Interview OA] : Pierre Mounier   

La vitesse à laquelle les avancées scientifiques progressent est parfois étourdissante. Que ce soit en médecine, en technologie ou dans bien d’autres domaines, les progrès se font parfois si vite que les mots pour les décrire précisément manquent.

Dans l’épisode Knock Knock Doc de cette semaine, Cécile Martin, doctorante, retrace l’histoire de l’écran depuis le XII° siècle et met le doigt sur le manque de distinction linguistique entre les différents objets que l’on désigne par ce terme d’écran. « Il y a vraiment un réflexion à faire autour de la technique et de sa dénomination » nous fait-elle remarquer pendant sa rencontre avec Arthur dans le tout nouveau KKD : Ecran, mon bel écran.

Parfois, des termes apparaissent dans certaines langues plus vite que dans d’autres, et deviennent le terme pseudo-officiel à l’international. C’est le cas pour l’Open Access par exemple. Et justement, à l’approche de la semaine internationale de ce mouvement de mise à disposition gratuite et pour tous des publications scientifiques, la fièvre de l’anglicisme s’empare de MyScienceWork, coordinateur des évènements français de l’édition 2013. Cette semaine, nous vous proposons de découvrir une nouvelle vidéo de notre série d’interviews préparatoires au grand événement. Pierre Mounier, directeur adjoint du Cléo, le centre pour l’édition électronique ouverte, prend le temps de nous expliquer comment l’édition en libre accès peut générer des modèles économiques non seulement rentables mais aussi soutenables.

[Interview OA] : Pierre Mounier

Car en terme d’avancées, justement, il n’y a pas que le rendement et les résultats qui comptent. La médecine est un excellent exemple de l’importance du questionnement éthique face aux progrès constants de la science. L’actualité législative de cette année en matière d’expérimentation animale nous donne l’occasion de revenir sur l’histoire de cette pratique nécessaire mais controversée, et d’expliquer les efforts mis en place par l’Etat pour améliorer le bien-être des cobayes.

L’expérimentation animale : un mal nécessaire

 

MyScienceWork vous souhaite un excellent weekend et vous retrouve lundi pour un nouvel épisode de Knock Knock Doc – la parole aux doctorants !

L’équipe MyScienceWork

(Crédit image à la une : Flickr / katerha)