Mardi de l’espace : quand la réalité rejoint la science-fiction

Une nouvelle saison commence avec un #CnesTweetUp spécial, dédié à 2001, l’Odyssée de l’espace

Savant mélange entre fantasme et réalité scientifique, l’anticipation est un genre de la science-fiction qui constitue un sujet d’étude scientifique particulièrement passionnant. La SF est-elle capable de prédire l’avenir ? Les progrès de la science n’ont-ils comme limite que l’imagination humaine ? Plusieurs décennies après la sortie de 2001, l’odyssée de l’espace, le CNES vous invite à revenir sur ce film culte, extraordinairement avant-gardiste pour l’époque. Pascal Bultel, ingénieur au CNES et Jeremy Querenet, cinéphile et spécialiste en culture scientifique, seront présents pour ce Mardi de l’espace un peu particulier. Ils nous feront part de leurs réflexions sur cette fiction, inspirés par leur domaine respectif. Pour les curieux, rendez-vous le 21 octobre de 19h30 à 21h30 au Café du Pont Neuf. 

Savant mélange entre fantasme et réalité scientifique, l’anticipation est un genre de la science-fiction qui constitue un sujet d’étude scientifique particulièrement passionnant. La SF est-elle capable de prédire l’avenir ? Les progrès de la science n’ont-ils comme limite que l’imagination humaine ? Plusieurs décennies après la sortie de 2001, l’odyssée de l’espace, le CNES vous invite à revenir sur ce film culte, extraordinairement avant-gardiste pour l’époque. Pascal Bultel, ingénieur au CNES et Jeremy Querenet, cinéphile et spécialiste en culture scientifique, seront présents pour ce Mardi de l’espace un peu particulier. Ils nous feront part de leurs réflexions sur cette fiction, inspirés par leur domaine respectif. Pour les curieux, rendez-vous ce soir, le 21 octobre, de 19h30 à 21h30 au Café du Pont Neuf et sur Twitter avec le hashtag #CnesTweetUp.

 
(Credit: Flickr / Bill Lile)

Plus de 45 ans après sa sortie, le film de Stanley Kubrick librement adapté d’une nouvelle d’Arthur C. Clarke, La Sentinelle, n’a presque pas pris une ride. Sorti 9 ans avant Star Wars : Un nouvel espoir (et la même année que Barbarella !), il ressemble pourtant davantage à des films contemporains comme Gravity. « L’avance esthétique du film sur son temps est fulgurante. Il est extraordinairement contemplatif et contemporain », s’enthousiasme Jeremy Querenet.

Qu’en est-il de ses prédictions scientifiques ? Le film a t-il fait preuve de cette même clairvoyance ? À la fin des années 60, au paroxysme de l’engouement populaire pour les voyages spatiaux,  le film s’inscrit dans une lignée d’œuvres d’anticipation dont le voyage interstellaire constitue le fantasme ultime. « À cette époque, les premiers pas sur la Lune étaient considérés comme le commencement d’une longue série. Les gens étaient sûrs qu’il y aurait d’autres exploits de ce genre rapidement. Ils étaient sûrs qu’on installerait une base sur la Lune, par exemple », explique le cinéphile.

Plusieurs décennies après, les progrès du spatial peuvent sembler maigres comparés à ceux anticipés par 2001, l’odyssée de l’espace. Les limites de la physique freinent nos rêves d’exploration lointaine. Les considérations financières font prévaloir le pratique sur le fabuleux, le spectaculaire.

Finalement, alors que les œuvres d’anticipation sont caractérisées par une exigence de crédibilité, le recul nous permet de constater qu’elles se trompent souvent. « Les voitures volantes sont un très bon exemple d’une technologie tout à fait crédible mais qui ne s’est jamais réalisée et qui ne se réalisera sûrement jamais », note Jeremy Querenet, « il y a toutefois des technologies très proches comme l’hélicoptère

(Flickr / Ian Burt)

Grâce à l’expertise technique de Pascal Bultel, la discussion s’appuiera sur une comparaison éclairée de la réalité scientifique contemporaine et de l’imaginaire du film de Kubrick, exemples précis et perspectives réelles à l’appui. « Les systèmes de propulsion que l’on voit dans le film sont encore d’actualité ! » fait remarquer l’ingénieur du CNES, « Le film s’appuie sur les dernières publications de la NASA à l’époque. Ce n’est pas du tout farfelu. » Le film s’est même permis un pari plus risqué, mais toutefois calculé, celui d’imaginer un avion spatial à propulsion chimique (le vaisseau Orion au début du film). Pari réussi puisqu’il ressemble étrangement au projet anglais futuriste Skylon, dont les premiers vols pourraient avoir lieu dans les années 2020…

Au-delà des considérations techniques, ce sont les préoccupations générales de l’œuvre qui intéresseront nos deux experts. Les multiples questions qu’elle soulève, parmi lesquelles : le sens de l’homme dans l’univers, la force du langage, la relation homme/machine, sont autant de préoccupations parfaitement en adéquation avec la réalité du monde scientifique d’aujourd’hui. Quant à la relation paradoxale du film vis-à-vis de la technologie, entre fascination et méfiance presque technophobe, elle aussi semble refléter de manière précoce des enjeux que l’on connaît bien.

 

Le CNES, en partenariat avec MyScienceWork et le Bar des Sciences, vous invite à venir participer à une réflexion informelle, participative et passionnante, ce soir, le mardi 21 octobre à 19h30 au Café du Pont Neuf et sur Twitter (#CnesTweetUp).