Licence pluridisciplinaire, doctorat orienté recherche et arts

Des initiatives Paris Sciences et Lettres

Licence pluridisciplinaire, doctorat orienté recherche et arts

PSL est l’acronyme de Paris Sciences et Lettres, une université de recherche issue de l’association de plusieurs écoles, laboratoires et universités parisiennes. « Paris Sciences et Lettres a l’ambition de devenir rapidement l’une des plus remarquables universités au monde avec une présence internationale forte et une signature commune pour ses publications (PSLResearch University) » selon Monique Canto-Sperber, philosophe et présidente de PSL. « Héritières de la méritocratie française, les institutions de PSL ont voulu en se rassemblant écrire une nouvelle page de leur histoire, dans l’engagement commun d’un constant renouvellement et d’une véritable ouverture. » Cette initiative vise vraisemblablement l’excellence, un aspect que l’on ressent aussi dans la description de leurs formations d’enseignement. Celles-ci ont débuté récemment, probablement propulsées par les moyens financés promis à PSL dans le cadre de l’IDEX PSL*.

PSL est l’acronyme de Paris Sciences et Lettres, une université de recherche issue de l’association de plusieurs écoles, laboratoires et universités parisiennes. « Paris Sciences et Lettres a l’ambition de devenir rapidement l’une des plus remarquables universités au monde avec une présence internationale forte et une signature commune pour ses publications (PSLResearch University) » selon Monique Canto-Sperber, philosophe et présidente de PSL. « Héritières de la méritocratie française, les institutions de PSL ont voulu en se rassemblant écrire une nouvelle page de leur histoire, dans l’engagement commun d’un constant renouvellement et d’une véritable ouverture. » Cette initiative vise vraisemblablement l’excellence, un aspect que l’on ressent aussi dans la description de leurs formations d’enseignement. Celles-ci ont débuté récemment, probablement propulsées par les moyens financés promis à PSL dans le cadre de l’IDEX PSL*.

PSL licence pluridisciplinaire
Paris Sciences et Lettres.
 

Une licence pleine de bonnes intentions

Ces formations offrent aux étudiants des angles d’approches innovantes. PSL accueille aujourd’hui 14 000 étudiants, dont 70% du niveau Master au Doctorat. Depuis la rentrée 2012, 56 étudiants suivent les cours de L1 de la nouvelle licence pluridisciplinaire PSL. Celle-ci s’ouvre à la diversité. Elle accueille en effet cette année 60% de boursiers. Elle est aussi très pluridisciplinaire. En première année, les étudiants choisissent leur filière parmi Humanités, Sciences sociales ou Sciences. Ils se spécialisent ensuite progressivement pendant les trois années de licence. L’accent est étonnamment mis sur les Arts et la culture. Selon leur site « En complément des enseignements de pratique et d'histoire des arts, l'objectif de ce cycle universitaire est de donner à chaque élève la possibilité d'acquérir une culture générale étendue. » Enfin, elle revient aux bases élémentaires des études, à savoir l’esprit critique, le bon usage des langues (français et anglais) à l’oral et à l’écrit sans oublier l’indispensable aptitude à l’usage des technologies numériques.

Enfin les étudiants suivant cette formation côtoient au quotidien le monde de la recherche dès les premières années. Si les enseignements de la L1 sont essentiellement dispensés au lycée Henri IV, les travaux pratiques et un certain nombre de conférences spécialisées ou de culture générale ont lieu dans les autres établissements partenaires. Pour les 2e et 3e années, les étudiants sont ensuite accueillis dans les établissements de PSL. « Cette formation innovante allie l’excellence des filières Classes préparatoires aux Grandes Écoles et celle de grands établissements de recherche » selon les dire de Jean-Marie Malherbe, vice-président de PSL. Ce cycle d’étude a pour objectif de former de façon générale puis plus spécialisée ses étudiants au contact de la recherche et de la multidisciplinarité. Un but tout à fait louable.

 

Un doctorat sacrément original 

En ce qui concerne la recherche, le site de PSL annonce « 2500 doctorants et près de 3000 chercheurs, […] répartis dans plus d’une centaine de laboratoires couvrant l’ensemble des disciplines académiques ». Parmi les programmes doctoraux proposés, le plus récent semble tout à fait innovant. Le doctorat Sciences, Arts, Création, Recherche (SACRe) a pour but de :

  • Rapprocher les sciences et les arts
  • Permettre à des créateurs et à des scientifiques de travailler et d'inventer ensemble
  • Concevoir la recherche comme une création et la création comme une recherche

Une présentation qui donne envie d’en savoir plus. Le programme se fait en collaboration avec 5 établissements, l’ENS Ulm étant le seul établissement scientifique. Les autres couvrent tous les champs artistiques : art de la scène, arts décoratifs et beaux-arts.

Pour continuer à les citer :

« Sciences, Arts, Création, Recherche (SACRe) a pour ambition de créer les conditions de développement d’un mode de recherche et d’expérimentation pour les artistes, designers, créateurs et interprètes, mais aussi pour les théoriciens en sciences exactes, humaines et sociales, qui mettent en jeu une étroite articulation de la pensée et du sensible». Un croisement intellectuel entre les sciences exactes, les sciences humaines et littéraires et les pratiques de création que MyScienceWork souhaite saluer.

« Le côtoiement des activités créatrices et théoriciennes doit favoriser l’apparition de démarches scientifiques littéralement ancrées dans les processus artistiques, qu’il s’agisse (par exemple) de recherches cognitivistes (sic) sur les comportements de création ou d’interprétation ; de recherches sur les liens entre création, enjeux de société et nouvelle compétitivité ; d’études d’économie sur les comportements face aux publics ou face au marché de l’art ; d’enquêtes anthropologiques sur la culture et les pratiques des artistes, créateurs, designers et interprètes , ou encore, d’études relevant de l’histoire des arts, des arts décoratifs, de la musique, du théâtre, de la photographie, des arts numériques… » Des projets qui ne plairaient pas forcément à tous à ceux qui souhaitent voir la recherche se rapprocher des applications industrielles pour une meilleure compétitivité (à court terme)… Mais comme me le soufflait Pascal Le Masson, professeur à MINES ParisTech de la chaire "Théorie et méthodes de la conception innovante" : « Il semblerait que l’imaginaire collectif ait un rôle très important dans le succès d’une nouvelle technologie ou industrie». Alors qui mieux que les artistes pour connaître nos rêves et en toucher un mot aux scientifiques ?