Les éoliennes impactent très peu le climat

L’impact du développement des fermes éoliennes en Europe serait négligeable selon une nouvelle étude.

Les éoliennes impactent très peu le climat

Plusieurs analyses récentes avaient révélé que les fermes éoliennes pouvaient modifier le climat à l’échelle locale. Une nouvelle étude publie des résultats très rassurants. Les chercheurs du CNRS, du CEA et de l’UVSQ estiment ainsi que l’impact climatique est « extrêmement faible à l’échelle du continent ». En Europe, cette question est d’autant plus importante que la production éolienne devrait doubler entre 2012 et 2020 et encore davantage avant 2050. 

Plusieurs analyses récentes avaient révélé que les fermes éoliennes pouvaient modifier le climat à l’échelle locale. Une nouvelle étude publie des résultats très rassurants. Les chercheurs du CNRS, du CEA et de l’UVSQ estiment ainsi que l’impact climatique est « extrêmement faible à l’échelle du continent ». En Europe, cette question est d’autant plus importante que la production éolienne devrait doubler entre 2012 et 2020 et encore davantage avant 2050.

This article is also available in English: Wind Turbines Have Very Little Impact on Climate

zizagou76 via Flickr

Publiée dans la revue Nature Communications, l’étude est la première à quantifier les effets provoqués par un déploiement massif d’éoliennes. Depuis quelques temps, la question alimente le débat entre pro et anti-éolien. Selon les scientifiques français, l’impact serait négligeable. Ils parlent de différence « nettement plus faibles que celles de la variabilité naturelle du climat et de celle du changement climatique dû à l'augmentation des gaz à effet de serre ».

Les estimations ont été établies à partir de simulations climatiques réalisées avec et sans éoliennes. Le modèle inclut les turbulences générées par les pales dans l’atmosphère, ainsi que le doublement de la production éolienne d’ici à 2020, conformément aux engagements des pays européens.

Résultat : une différence de température qui ne dépasse pas les 0,3 degrés et des cumuls de précipitations saisonnières qui varient seulement de 5% pourcents au maximum. Les chercheurs attribuent ces écarts à une légère rotation des vents d’ouest vers le Nord sur l’Europe de l’Ouest. 

À l’horizon 2050, le rendement éolien pourrait encore doubler voire tripler par rapport aux estimations de ce modèle.  Robert Vautard qui a conduit cette recherche, appelle donc à la réalisation de plus d’études utilisant des modèles différents et d’autres scénarios de développement de l’éolien à plus grande échelle.