La recherche scientifique dans le domaine du sport et de la santé avec Hélène Petot

Portrait d'une physiologiste

Le Laboratoire d’Etude de Physiologie de l’Exercice (LEPHE, UBIAE) à Evry est un lieu dans lequel on rencontre de nombreux scientifiques ayant été des sportifs de hauts niveaux. En bafouant les idées préconçues sur l’activité sportive des scientifiques, ces chercheurs étudient, en laboratoire et sur le terrain, la physiologie du corps humain lors d’activités physiques. Dans cet article, découvrez le parcours d’Hélène Petot, boursière 2010 du programme L’Oréal-Unesco « For Women in Science », et doctorante au LEPHE UBIAE INSERM U902, histoire d’une passion pour la compétition sportive de haut niveau, d’expériences de voyage et d’une envie de montrer l’importance pour la santé des travaux scientifiques en physiologie sportive.

Le Laboratoire d’Etude de Physiologie de l’Exercice (LEPHE, UBIAE) à Evry est un lieu dans lequel on rencontre de nombreux scientifiques ayant été des sportifs de hauts niveaux. En bafouant les idées préconçues sur l’activité sportive des scientifiques, ces chercheurs étudient, en laboratoire et sur le terrain, la physiologie du corps humain lors d’activités physiques. Dans cet article, découvrez le parcours d’Hélène Petot, boursière 2010 du programme L’Oréal-Unesco « For Women in Science », et doctorante au LEPHE UBIAE INSERM U902, histoire d’une passion pour la compétition sportive de haut niveau, d’expériences de voyage et d’une envie de montrer l’importance pour la santé des travaux scientifiques en physiologie sportive.

 

Hélène Petot, photo prise dans le cadre des bourses du programme L’Oréal-Unesco « For Women in Science »
Hélène Petot

 

Le Laboratoire d’Etude de Physiologie de l’Exercice (LEPHE, UBIAE)* au sein du Gênopole d’Evry est dirigé par Véronique Billat, Professeur des Universités en physiologie et ancienne athlète de haut niveau (cross, marathon). Depuis sa création en 2007, le LEPHE est spécialisé dans le domaine des nouvelles technologies pour l'étude des réponses biologiques à l'effort. Il regroupe diverses approches (biologie moléculaire, cellulaire, génétique, physiologie, modélisation) autour de l’étude de l'homme en activité dans son environnement réel de vie et de pratique sportive. Dans cet original laboratoire, les chercheurs (6 permanents, 2 thésards, 4 chercheurs associés et 45 étudiants de master) étudient les réactions physiologiques de sportifs et de non-sportifs lors d’une activité physique. Ces études se déroulent souvent en laboratoire mais parfois aussi en conditions réelles (sur le terrain).

 

Pour les sportifs, l’objectif est d’optimiser leur entraînement physique de manière à améliorer leurs performances sans utilisation de produits dopants.

Pour les sportifs amateurs, l’objectif est de mieux comprendre la physiologie humaine lors d’une activité sportive afin de pouvoir améliorer les capacités physiques sans contraindre son corps à de violents efforts.

Pour les personnes souffrant d’une maladie, l’objectif est de développer une pratique sportive adaptée à la morphologie et la pathologie de chacun.

Le parcours d’Hélène Petot, boursière 2010 du programme L’Oréal-Unesco « For Women in Science », illustre bien cette nouvelle approche de la santé par la recherche en physiologie dans le domaine de l’activité physique et sportive :

« Après avoir obtenue une licence en STAPS (Science et techniques des activités physiques et sportives), spécialité entraînement sportif, je m’oriente vers un master de recherche en Science de l’activité physique au Québec, à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Même si mon envie de faire  de la science était présente dès ma première année de faculté, c’est là-bas que mon goût pour la recherche se confirme et que je décide de poursuivre mon cursus universitaire par une thèse en physiologie de l’activité physique. Toutefois, avant d’entamer cette thèse, je décide de partir 4 mois pour travailler tout au nord de la Finlande en me confrontant pour la première fois à la nuit polaire et aux -30 °C habituels en pleine journée. Puis je finis mon année d’exploration par 8 mois en Espagne, à Madrid en tant que professeur de français à la banque d’Espagne et coach personnel.

C’est en Septembre 2008 que j’entame ma thèse sur les facteurs limitant l’endurance au débit maximal d’oxygène chez l’homme. Grâce à ces travaux, j’ai obtenu la Bourse L’Oréal France - UNESCO « Pour les femmes et la science » en octobre 2010. Durant toutes mes années, j’ai toujours eu à cœur de démontrer que les sciences du sport sont utiles au domaine médical et peuvent amener énormément de réponses pour les problèmes de santé publique actuels et futurs.

 
« L’objectif de mes travaux est de montrer à quel point la recherche dans l’univers du sport et de l’activité physique peut profiter au monde médical. » 
 

Avec ses recherches, Hélène Petot a récemment montré qu’il n’est pas obligatoire de faire un effort physique maximum et de le maintenir sur une période déterminée pour être à une consommation maximale d’oxygène. Ses recherches, qui se basent sur l’intensité maximale de l’exercice, constituent une première mondiale. »

 

* (Unité Inserm 902-Genopole - Université d'Evry-Val-d'Essonne Unité de Biologie Intégrative des Adaptations à l'Exercice")

 

Source :

 

A new incremental test for VO(2max) accurate measurement by increasing VO(2max) plateau duration, allowing the investigation of its limiting factors, H. Petot et al., Eur. J . Appl. Physiol. (2011) http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21997677

Comments on point: counterpoint: the kinetics of oxygen uptake during muscular exercise do/do not manifest time-delayed phase. The real appropriate model is the one for Vo2(t) variation and not for Vo2(t), Billat VL, Petot H, Sarre G, Hamard L., (2009)http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19899216

 

En savoir plus :

 

L’avenir selon Hélène Petot, physiologiste http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/0-toutes-les-videos/109360-reportage-lavenir-selon-helene-petot-physiologiste