La maladie d’Alzheimer : plus qu’une simple perte de mémoire

Le 21 septembre est la Journée Mondiale de la maladie d'Alzheimer. La maladie d’Alzheimer est une affection neurodégénérative affectant le fonctionnement du cerveau. Elle touche plus de femmes que d’hommes et se déclare généralement après 65 ans. Ce fléau en forte progression est porteur de grandes souffrances pour les malades, mais aussi pour leur entourage familial et le personnel soignant. Il s’agit donc d’un problème majeur de santé publique.

Le 21 septembre est la Journée Mondiale de la maladie d'Alzheimer. La maladie d’Alzheimer est une affection neurodégénérative affectant le fonctionnement du cerveau. Elle touche plus de femmes que d’hommes et se déclare généralement après 65 ans. Ce fléau en forte progression est porteur de grandes souffrances pour les malades, mais aussi pour leur entourage familial et le personnel soignant. Il s’agit donc d’un problème majeur de santé publique.

 

Cet article a fait l’objet d’une publication sur un mini-site de la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM) consacré à la maladie d'Alzheimer. Depuis 64 ans, la FRM cultive une position unique au cœur de la recherche. Totalement indépendante et reconnue d’utilité publique, elle agit grâce à la seule générosité de ses donateurs.

Cause, facteurs de risque, symptômes, traitements ? Consultez le mini-site « Maladie d'Alzheimer : un fléau qui nous concerne tous » de la FRM pour mieux comprendre cette maladie trop répandue sur notre planète.

 

La maladie d'Alzheimer est une affection neurodégénérative affectant le fonctionnement du cerveau. Elle touche en moyenne plus de femmes que d’hommes et se déclare généralement après 65 ans. Le risque de développer la maladie devient en effet plus important avec l’âge. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, le pourcentage de la population atteinte risque de doubler d’ici 2030. Cette maladie est porteuse de grandes souffrances pour les malades mais aussi pour leur entourage familial et personnel soignant. Qui plus est, le coût financier qu’elle impose à la société est lui aussi important. Il s’agit donc d’un problème de santé publique incontournable.

- Consultez « Maladie d’Alzheimer : des chiffres en forte augmentation »

 

Un diagnostic difficile

Les premiers stades de la maladie affectent la mémoire et les capacités cognitives. Dans un second temps, les fonctions motrices et l’autonomie du malade sont réduites. L’origine de la maladie n’est pas connue et son diagnostic fiable est complexe. Le premier diagnostic repose sur des tests psychologiques qui révèlent une réduction des capacités cognitives et une perte de mémoire qui apparaît de façon soudaine. Cet état, que l’on qualifie de démence, n’est pas uniquement lié à la maladie d’Alzheimer qui représente 60 à 70% des pathologies neurodégénératives.

 

860 000 personnes sont déjà touchées par la maladie d'Alzheimer en France. source : Alexey Klementiev/fotolia.com
Femme agée alzheimer

Des analyses post-mortem, qui permettent un diagnostic de certitude, ont montré trois facteurs concomitants révélateurs de la maladie : un état de démence avant décès et une dégénérescence des neurones due à la présence dans le cerveau d’agrégats de deux sortes, les plaques séniles amyloïdes et l’agrégation anormale de protéines Tau hyperphosphorylées à l’intérieur des cellules neuronales. Diagnostiquer de façon fiable cette maladie chez un patient vivant est donc une tâche délicate. Des marqueurs biologiques existent (par exemple la présence anormalement élevée de la protéine Tau) mais à ce jour aucun ne s’est révélé spécifique de la maladie d’Alzheimer.

La pathologie est probablement liée à de multiples facteurs ce qui favorise la confusion avec d’autres maladies et complexifie le diagnostic. Aujourd’hui le dépistage associe plusieurs méthodes. Des tests cognitifs sont utilisés car les désordres liés à la maladie sont caractéristiques : troubles de la mémoire immédiate, perte de compréhension de l’environnement, désorientation… Des périodes de dépression surviennent parfois au cours des années précédant l’appariation de la maladie. L’imagerie cérébrale et des analyses de biomarqueurs simultanés complètent ces analyses.

- Consultez « Alzheimer : la recherche et les espoirs »

Selon une étude datant de 2010, la maladie d’Alzheimer débuterait 20 à 30 ans avant l’apparition des premiers signes. Un diagnostic précoce permettrait de fournir des traitements pour limiter efficacement l’avancement de la maladie d’où l’importance de ces axes de recherche.

 

Une origine aujourd’hui incomprise

Parmi les cas d’Alzheimer, seulement 2 % sont liés à une forme génétique héréditaire de la maladie. Cette forme précoce touche les patients avant 60 ans et parfois dès 30-35 ans. Son mécanisme biologique est similaire aux autres formes de la maladie. Les familles porteuses de cette pathologie héréditaire sont généralement bien identifiées et l’étude de leur génome a déjà permis d’en comprendre certains aspects.

De manière générale, la maladie d’Alzheimer apparaît après 65 ans de façon non-prédictible. Le risque de développer la maladie double tous les 5 ans après 65 ans selon un rapport publié en 2012 par l’Organisation Internationale de la Santé et la fédération des associations pour Alzheimer. A 65 ans, elle touche 2,3 % des hommes et 3 % des femmes et atteint 33 % des hommes de plus de 90 ans et 48 % des femmes du même âge.

- Consulter la page : « Alzheimer : prévalence dans le monde »

Des facteurs environnementaux (exposition à des produits toxiques) et des facteurs physiologiques (traumatisme crânien, obésité, hypercholestérolémie…) ont été suspectés de contribuer à l’apparition de la maladie mais aucune étude n’a jamais pu démontrer de tels effets. L’âge reste le facteur prédominant. En 2011, des études génétiques ont aussi révélé 11 mutations génétiques de prédisposition.

- Consultez « Alzheimer : les premiers pas de la recherche »

 

Une maladie évolutive

Il existe deux hypothèses majeures quant à l’origine de la maladie. Physiologiquement, les premiers signes sont l’apparition soit de plaques séniles (plaques amyloïdes), soit d’agrégats de protéines Tau hyperphosphorylées à l’intérieur des cellules neuronales ou bien des deux. La zone du cerveau atteinte en premier est le cortex au niveau des sites de la mémoire. La présence des agrégats perturbe dans un premier temps la communication neuronale. Lorsque ces agrégats deviennent trop importants, ils induisent ensuite la mort des cellules. On constate alors une diminution dramatique du volume cérébral pouvant atteindre 40 % de la masse initiale. Les plaques et agrégats se propagent ensuite dans le cerveau et touchent graduellement les autres zones responsables des fonctions vitales : respiration, digestion, circulation cardiovasculaire. La motricité et l’autonomie des malades sont alors diminuées.

La dégradation des capacités cognitives des patients entraîne l’altération des interactions sociales avec les proches ce qui peut être source d’angoisse pour tous les individus impliqués. Ceci peut aussi induire des comportements à risque de la part du patient : agressivité, égarement géographique ou vulnérabilité aux abus de personnes malveillantes. Avec la progression de la maladie, les capacités motrices et les fonctions vitales du malade se dégradent. Les soins nécessaires augmentent donc fortement. Les malades survivent en moyenne 5 à 9 ans après le diagnostic de la maladie. Des aides pour les proches ou soignants ont été mises en place dans le cadre du plan Alzheimer 2008-2012 au niveau national.

 

Traitements et recherche médicale

Il n’existe actuellement aucun traitement pour guérir la maladie d’Alzheimer. Des médicaments permettent de traiter les symptômes affectant les capacités cognitives et l’autonomie. Une hygiène de vie de qualité, régime alimentaire équilibré et exercice physique,  et des activités qui requièrent la mobilisation des capacités cognitives sont des facteurs positifs pour la prévention et le retardement de la maladie.

La maladie d’Alzheimer touche un nombre important de personnes de plus de 65 ans. La prévalence de la maladie ne va qu’augmenter dans les années qui viennent. La France fait partie des pays leaders dans ce combat contre la maladie notamment au-travers du plan Alzheimer 2008-2012.

La recherche médicale représente le seul espoir de guérir un jour la maladie. De nombreux axes de recherche nécessitent d’être soutenus financièrement. Tant au niveau de la compréhension du fonctionnement du cerveau et de la pathologie qu’au niveau du développement de technologies d’imagerie, des thérapies et des diagnostics, les efforts conjoints peuvent mener au développement de thérapies innovantes pour le bénéfice de tous.

- Consulter nos pages « La Recherche : passé, présent, futur »

Si vous souhaitez contribuer au financement de la recherche, vous pouvez dès aujourd’hui faire un don pour aider les chercheurs soutenus par la Fondation pour la Recherche Médicale et bénéficier des avantages fiscaux.