Fête du pollen, à vos mouchoirs !

L’arrivée des beaux jours est marquée par l’apparition du pollen, dont c’est aujourd’hui la fête. Ces grains minuscules ne datent pas d’hier, et se révèlent être d’une grande utilité en science.

Nez qui coule ?

Yeux qui pleurent ?

Éternuements à répétition, toux, et maux de tête ? Pas de panique, cette fois-ci, ne pensez pas au Covid, mais au pollen ! Avec l’arrivée du printemps, la concentration de pollen dans l’air est à son maximum à cause de la floraison, et les allergies refont surface. Cela ne va pas aller en s’arrangeant au fil des ans, l’OMS estime que la quantité de pollen continuera d’augmenter avec le changement climatique.

 

Mais le pollen, ce n’est pas que des problèmes ! Ces grains peuvent s’avérer d’une utilité redoutable en science. En paléopalynologie, l’étude qui étudie les fossiles anciens, ils peuvent servir à retracer le passé dans le détail, à se représenter les paysages et les climats vieux de plusieurs millions d’années, ceci grâce à la fois à la taille et à la forme variée des grains, ainsi que grâce à leur large répartition, dans le temps et dans l’espace. Des grains de pollen, il en existe depuis le précambrien, il y a plus de 4 000 Millions d’années. 



Le passé de la Loire.

 

Des chercheuses et chercheurs de l’université de Rennes, de l’université de Bourgogne franche-comté, du centre de recherche en paléontologie on récemment publié un article sur des restes de pollens dans les Pays de la Loire.

C’est à Mayenne que des morceaux d’ambres ont piégé des végétaux vieux d’une centaine de millions d’années. Dans cette ambre, entre bactéries et morceaux de bois, abondent les pollens de conifères, de ginkgoales, tous reconnaissables grâce à leur grande variété de formes.