Étudiantes et étudiants : du lycée aux études supérieures

Retour sur les articles les plus lus sur MyScienceWork

Cette semaine, Omniscience vous propose de revenir sur trois articles souvent lus sur MyScienceWork. Au programme, les difficultés rencontrées à être une mère adolescente, les avantages de l’apprentissage par internet, et le rôle des éducateurs dans l’éducation alternative.




Maternités adolescentes

 

Rarement la double identité de fille et de mère n’est à ce point intriquée, entrelacée.

 

Un rapport de l’OMS de 2011 précise que 16 millions de jeunes filles de 15 à 19 ans vivent une maternité adolescente dans le monde, et plus d’une naissance sur 10 se produit chez les adolescentes.

En France, à l’heure où la contraception des mineures fait bien plus débat que le ressenti de ces dernières, la naissance d’un enfant est souvent considérée comme un échec de la contraception, une ignorance de la sexualité, etc. De nombreux aspects négatifs ont été répertoriés : stress, dépression, isolement social, sous-scolarisation, etc. mais peu d’études parlent des aspects positifs de la parentalité précoce, pourtant existante, comme l’augmentation importante de l’estime de soi.

Afin de donner la parole à ces femmes invisibilisées mais pourtant existantes, l’étude propose une enquête pourtant sur ces femmes. La plupart de ces mères exercent une monoparentalité, subie et non choisie, mais l’arrivée d’un enfant était volontaire près de la moitié du temps. La plupart de ces femmes subissent une pression pour qu’elles fassent une IVG. 

Les adolescentes enceintes sont aussi déshumanisées et jugées, elles ne sont pas souvent reconnues comme des futures parentes, leur corps est ausculté, manipulé. “Gosse”, “gamine”, ”fille facile”, sont des termes dont elles peuvent être affublées.




Why internet-based education?

 

L'enseignement supérieur basé sur Internet est passé "d'une mode à une habitude"

 

Suivre une leçon courte tous les jours est plus efficace que de suivre un cours de plusieurs heures une seule fois par semaine. Or, en université, la plupart des matières n’ont lieu que 2 fois par semaine (si ce n’est pas une) pendant 2h. Sur internet, il est possible de demander aux étudiants de se connecter quotidiennement afin d’effectuer de nombreuses petites tâches, ce qui serait plus efficace que de longs cours.

La mémoire, l’attention, la compréhension et l’attitude d’une personne varie au cours de la journée, mais aussi selon l’âge. À la puberté, le moment cognitif optimal se situe vers le soir. Avec un cours sur internet, les étudiants peuvent travailler à leurs heures optimales.

L’une des craintes des professeurs quant à l’apprentissage par internet est la peur de la triche. Or, s’il suffit à l’étudiant de faire une recherche internet pour donner la réponse, c’est peut-être que les connaissances demandées pendant l’examen sont superficielles. L’auteur incite ses étudiants à ouvrir un maximum de pages internet pour trouver la solution, qui ne doit pas se trouver facilement.

Les informations trouvables sur internet ne sont pas erronées, contrairement à la pensée générale. De plus, le tri entre les bonnes et les mauvaises informations permet de développer un esprit critique.

Internet pourrait servir à améliorer les compétences en écriture des étudiants. Plutôt que de ne faire lire leurs écrits qu’aux professeurs, ils ont la possibilité de partager leurs discours, ce qui les incite à faire plus attention.




One type of alternative education and the role of educators as “transforming agents” of at-risk youngster

 

Un bon enseignant est celui qui cherche à avoir une bonne relation avec ses élèves.

 

Dans l’éducation non formelle, l’éducateur permet à de jeunes étudiants abandonnés par le système scolaire de pouvoir continuer leurs études. 

Leur rôle est de prêter attention aux problèmes d’inégalités et de marginalisation éducative.

Des études suggèrent que la confiance est la clef du succès des études. Elle permet de faciliter les relations entre les personnes. Il faut donc prendre en compte la vie globale des jeunes, qui ne se limite pas à la salle de classe.

Au cours d’une enquête au Mexique, la relation entre ces éducateurs et de jeunes scolaires a été analysée ; ces derniers ont pour la grande majorité une vie difficile, ce qui complique le travail des éducateurs, qui doivent les amener à se confier pour pouvoir effectuer leur travail d’intervention. Les bagarres étaient fréquentes au début, mais se raréfient avec le temps, car les éducateurs discutent avec les jeunes des situations conflictuelles pour les faire réfléchir sur leur comportement.

Pour ces jeunes en général seuls et peu sûr d’eux-même, l’éducateur a aussi un rôle d’ami. Ces amitiés ne se produisent pas avec tout le monde et de la même manière, mais avec la grande majorité ; elles se produisent généralement dans des conflits. Ces noyaux affectifs se construisent en apprenant le langage et la culture “de quartier”. Le respect que les éducateurs offrent est indispensable pour créer une amitié.

Ici, l’aspect émotionnel de l’éducation est plus mis en avant que l’aspect intellectuel.