Alzheimer: la recherche sur tous les fronts

Le vendredi 21 septembre marquait la Journée Mondiale de la maladie d’Alzheimer. Avec le vieillissement de la population, les maladies neurodégénératives touchent aujourd'hui près de 35,6 millions de personnes dans le monde. Ces affections sont très complexes, c'est pourquoi il est primordial de multiplier les axes de recherche afin de développer les thérapeutiques de demain qui guériront la maladie. Revenons sur trois de ces pistes de recherche parmi les plus prometteuses.

Le vendredi 21 septembre marquait la Journée Mondiale de la maladie d’Alzheimer. Avec le vieillissement de la population, les maladies neurodégénératives touchent aujourd'hui près de 35,6 millions de personnes dans le monde. Ces affections sont très complexes, c'est pourquoi il est primordial de multiplier les axes de recherche afin de développer les thérapeutiques de demain qui guériront la maladie. Revenons sur trois de ces pistes de recherche parmi les plus prometteuses.

 

Cet article a fait l’objet d’une publication sur un mini-site de la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM) consacré à la maladie d’Alzheimer. Depuis 64 ans, la FRM cultive une position unique au cœur de la recherche. Totalement indépendante et reconnue d’utilité publique, elle agit grâce à la seule générosité de ses donateurs.

Cause, facteurs de risque, symptômes, traitements ? Consultez le mini-site « Maladie d'Alzheimer : un fléau qui nous concerne tous » de la FRM pour mieux comprendre cette maladie trop répandue sur notre planète.

 

Une maladie multifactorielle aux origines inconnues

La maladie d’Alzheimer est caractérisée par la présence, dans le cerveau, de plaques séniles constituées de peptides amyloïdes et par des dégénérescences neurofibrillaires constituées majoritairement de protéines Tau hyperphosphorylées.

- Consultez l’article « Comprendre la maladie »

Seulement près de 2 % des cas ont une origine purement génétique. La forme moins précoce, liée à l’âge, est une maladie multifactorielle. Les causes peuvent être à la fois génétiques, physiologiques et environnementales. Les deux hypothèses les plus couramment admises par les scientifiques sont l’hypothèse de la cascade amyloïde et celle de la Taupathie.

 

225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année : une nouvelle personne toutes les 3 minutes. (c) alexander Raphs / fotolia.com
vieillesse

L’équipe « Biologie Cellulaire et Moléculaire du vieillissement cérébral normal et pathologique » de l’institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire (IMPC) dirigée par Frédéric Checler à Valbonne cherche à élucider l’enchaînement de mécanismes biologiques responsables de l’accumulation des peptides qui forment les plaques séniles de la maladie d’Alzheimer. Le second objectif est de mieux comprendre la raison de leur toxicité. Les thérapies permettant d’agir activement sur la maladie tardent à apparaître. Une meilleure compréhension de ces mécanismes permettra d’accélérer les avancées médicales.

- Découvrez le projet du docteur Frédéric Checler

 

Développement de médicaments

Plusieurs médicaments permettent aujourd’hui d’alléger les symptômes de la maladie. Aucun ne permet pour l‘instant de guérir mais les récentes avancées ont placé les efforts de la recherche médicale sur des pistes thérapeutiques prometteuses.

- Consulter « Alzheimer : la recherche et les espoirs »

De nouvelles approches tentent d’aborder le problème par un autre biais que les neurones, cellules qui sont détruites chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. L’équipe « Communication jonctionnelle et interactions entre réseaux neuronaux et gliaux » du Centre Interdisciplinaire de Recherche en Biologie du Collège de France à Paris dirigée par Christian Giaume étudie le rôle d’autres cellules du cerveau dans la progression de la maladie d’Alzheimer, les cellules gliales, partenaires indispensables à la survie et au fonctionnement des neurones. Leur approche a déjà montré des résultats intéressants sur des cultures de cellules in vitro. Ils espèrent que les cellules gliales puissent être utilisées comme cibles thérapeutiques, pour ralentir l’avancement de la maladie et obtenir des améliorations des capacités cognitives des patients.

- Découvrez le projet du docteur Christian Giaume

 

La thérapie génique fait son entrée dans la bataille contre cette maladie

 

Les avancées technologiques récentes de transfert de gènes ont permis aux premiers essais de thérapie génique de voir le jour. L’équipe « Génétique et biothérapie des maladies dégénératives et prolifératives du système nerveux» à l’hôpital Saint-Vincent de Paul dirigée par Nathalie Cartier travaille pour faire de la thérapie génique une nouvelle arme contre la maladie d’Alzheimer. Particulièrement adaptée aux formes précoces de la maladie, cette approche permettrait de réparer le gène déficient de la forme héréditaire de la maladie dont les conséquences sont dramatiques pour les patients et leur entourage.

- Découvrez le projet du docteur Nathalie Cartier

 

Si vous souhaitez contribuer au financement de la recherche, vous pouvez dès aujourd’hui faire un don pour aider les chercheurs soutenus par la Fondation pour la Recherche Médicale et bénéficier des avantages fiscaux.